Plan de réduction des tensions de recrutement : un plan 100% compétences

D’un côté des millions de chômeurs, de l’autre, des entreprises qui peinent à recruter des candidats en phase avec leurs besoins. Pour remédier à cette situation ubuesque, le Premier Ministre vient de présenter son "plan de réduction des tensions de recrutement".

D’un côté des millions de chômeurs, de l’autre, des entreprises qui peinent à recruter des candidats en phase avec leurs besoins. Pour remédier à cette situation ubuesque, le Premier Ministre vient de présenter son « plan de réduction des tensions de recrutement ». Un plan en 3 volets qui vise d’abord à renforcer la montée en compétences et les reconversions des salariés. Un deuxième volet devrait simplifier l’accès à la formation des demandeurs d’emploi. Et enfin, un effort colossal sur le retour à l’emploi des chômeurs de longue durée. Pour cela, le gouvernement va mobiliser 1,4 milliards d’euros.

Former plus et mieux les salariés des PME

Les PME de 50 à 300 salariés vont de nouveau pouvoir bénéficier des fonds mutualisés pour la formation professionnelle. Le FNE Formation va ainsi être abondé afin de proposer :

  • 50 000 formations « longues » ( 400 h) pour des parcours de reconversion ou de transition visant l’obtention d’une qualification professionnelle.
  • 300 000 formations « courtes » (40 h), pour des parcours de développement des compétences répondant aux enjeux immédiats de reprise.
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Des parcours de reconversions facilités

Le dispositif Transitions collectives (Transco)visant à faciliter la reconversion professionnelle des salariés dont l’emploi est menacé vers des métiers qui recrutent sur ce même territoire, devrait être simplifié et rendu plus accessible, notamment aux PME.

  • L’adoption d’un accord de type Gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) pourra être remplacé par une information et consultation du Comité social et économique (CSE) sur la liste des métiers menacés dans les PME.
  • Transco pourra être mobilisé dans le cadre de ruptures conventionnelles collectives (RCC), ce qui n’est pas le cas actuellement.
  •  La création d’un réseau local de délégués à l’accompagnement des reconversions professionnelles pour faciliter la vie des entreprises (démarches administratives), et coordonner tous les acteurs impliqués dans Transco (Opco, AT-pro, etc).

Plus de formations associées à une promesse d’embauche

Le gouvernement prévoit de développer les formations (+ 15 000) dans le cadre des préparations opérationnelles à l’emploi (POE) et les formations préalables au recrutement (AFPR) pour les demandeurs d’emploi. Bref, se former en situation de travail afin d’être opérationnel le plus rapidement possible.

Renforcement des plans régionaux pour la formation des demandeurs d’emploi

Les pactes régionaux d’investissement dans les compétences (PRIC) seront renforcés et amplifiés pour répondre aux besoins de recrutement dans les métiers en tension. Concrètement, en fonction des besoins de chaque région, des formations de “réentraînement” pourront être déployées pour les métiers en très forte tension (grande distribution, logistique, sécurité, aide aux personnes, tourisme…).

Des accélérateurs de retour à l’emploi pour les chômeurs de longue durée

Jusqu’à fin 2022, l’aide à l’embauche pour des contrats de professionnalisation (8000 euros) devrait être étendue aux chômeurs longue durée de plus de 30 ans. Par ailleurs, des actions de “remise en dynamique professionnelle” prenant en compte l’ensemble des difficultés (sociales, de santé, professionnelles…) rencontrées par les demandeurs d’emploi de longue durée seront également lancés. Pour les personnes inactives depuis plus de deux ans, le parcours de remobilisation activé par Pôle emploi sera encore plus intensif.