Au travail, mais dans les nuages 2 jours par semaine

Une récente étude Ipsos pour Ourco (application de gestion des problèmes au travail) réalisée sur un échantillon de 1025 salariés de 23 à 55 ans, vient de dévoiler que 28 % des Français passaient non pas quelques minutes par jour à avoir l’esprit ailleurs

Rêvasser en pleine rédaction d’un rapport, penser à ses prochaines vacances et manquer un geste sur sa ligne de production… À l’époque de la procrastination, qui n’a jamais été pris en flagrant délit ? Dans la réalité, beaucoup de travailleurs n’ont pas tellement le temps de faire des plans sur la comète pendant leurs heures de service. Mais une récente étude Ipsos pour Ourco (application de gestion des problèmes au travail) réalisée sur un échantillon de 1025 salariés de 23 à 55 ans, vient de dévoiler que 28 % des Français passaient non pas quelques minutes par jour à avoir l’esprit ailleurs, mais 1 à 2 journées entières par semaine. Ce phénomène, appelé aussi absentéisme moral, peut coûter cher aux entreprises, mais il est avant tout un problème pour les collaborateurs.

Loin de parler de tire-au-flanc, cette étude a priori étonnante révèle surtout des problématiques auxquelles les entreprises ont bien du mal à répondre. Quand l’esprit d’un salarié divague, c’est qu’il cherche à s’échapper d’un emploi vide de sens ou stressant, pour 30 % des sondés. Les ennuis personnels, l’épuisement et la santé sont aussi les raisons évoquées. Et le plus souvent, ce n’est pas à l’entreprise ou au CSE (Comité Social et Économique) que ces professionnels s’adressent pour trouver de l’aide mais auprès de leurs collègues et de leurs proches. L’étude montre aussi que lorsqu’ils se sentent mal au point de vouloir s’échapper mentalement, un quart des salariés n’en parlent à personne, par peur d’être mal vus.