Auto-entrepreneur / micro-entrepreneur, ce n’est pas un métier mais un statut

Bien souvent, à la télévision en particulier, certaines personnes sont présentées comme étant auto-entrepreneurs comme s’il s’agissait d’un métier.

Le régime de l’auto-entreprise a fêté ses 10 ans en 2019 et a séduit de nombreux Français. Certes, les revenus moyens atteignent à peine 500 € par mois. Mais d’une moyenne, on ne sort pas une vérité. Et d’autres clichés ont la vie dure.

Bien souvent, à la télévision en particulier, certaines personnes sont présentées comme étant auto-entrepreneurs comme s’il s’agissait d’un métier. Certes, on dit d’un boulanger qu’il est un artisan, tout comme un plombier. Mais, de la même manière, cela ne définit pas le statut de leur entreprise d’un point de vue légal. Mieux que cela, des artisans peuvent très bien être micro-entrepreneurs.

Le statut de micro-entrepreneur permet de créer son entreprise en ayant des obligations comptables allégées. C’est ainsi qu’il peut se résumer. Or, au cours des dernières années, et à la faveur de l’ubérisation, ce statut a été – dans certains milieux – dévoyé. Plutôt que d’embaucher de nouveaux salariés, des entreprises préfèrent payer leurs collaborateurs sur factures, donc via le régime de l’auto-entreprise. Ce phénomène s’est amplifié avec les livreurs à vélo et les chauffeurs VTC. Mais les personnes sous ce statut ne devraient pas être soumis à un lien de subordination avec une entreprise. Laquelle devrait donc rester un client et non un patron.

Pour autant, beaucoup de micro-entrepreneurs, peut-être moins visibles, ont pu grâce à ce statut créer facilement leur entreprise et la faire grandir. Pour ensuite, sans doute, changer de régime.