Dénoncer les pratiques de certaines start-ups

La mouvance “Balance ta start-up” a été initiée en premier lieu pour libérer la parole à travers les réseaux sociaux et pousser les start-ups à se remettre en question. Cependant, il faut rester vigilant quant au revers de la médaille car un employé peut être licencié pour faute grave si ses propos sont considérés comme “injurieux, diffamatoires ou excessifs”.

Depuis quelques mois, le compte Instagram “Balance ta start-up” séduit chaque jour un peu plus d’abonnés. Il récolte des témoignages de salariés qui dénoncent leurs employeurs sur la place publique et les partage en anonyme, afin d’éviter tout risque de représailles. Si le compte a suscité un engouement bien au-delà des attentes, son objectif initial était surtout de montrer que start-up et bien-être salarial ne font pas toujours bon ménage.

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Les voix s’élèvent en ligne

Après la popularité des mouvements “MeToo”“Balance Ton Porc” et “Balance ton agency” qui ont vu le jour sur les réseaux sociaux, “Balance ta start-up” s’inscrit dans la même veine. La page Instagram compte aujourd’hui plus de 180 000 abonnés. Ici, ce sont les humiliations, le sexisme, les heures de travail non payées ou encore la discrimination à l’embauche qui sont pointés du doigt.

L’initiatrice de ce compte est anonyme mais on sait qu’elle a travaillé dans pas moins de 5 start-ups. Les nombreux abus dont elle a été témoin au quotidien lui ont donné l’envie d’agir. Des entreprises renommées sur tout le territoireont notamment été épinglées. Des messages positifs sont également diffusés sur le compte afin d’encourager les start-ups qui, a contrario, ont adopté des pratiques de management exemplaires.

Quel est l’objectif de ce compte Instagram ?

Bien plus que de la dénonciation pure et simple, le compte “Balance ta start-up” souhaite surtout apporter des solutions aux personnes en difficulté dans leur travail. L’idée est alors de faire évoluer les choses en créant un pont entre les salariés et les aides auxquelles ils peuvent prétendre contre certaines pratiques illégales. Pour ce faire, la créatrice du compte s’est rapprochée d’une avocate en droit du travail, spécialiste du harcèlement et burn-out. Concernant les entreprises mises en cause, elles ont la possibilité de répliquer en s’exprimant à leur tour si elles le souhaitent.

La mouvance “Balance ta start-up” a été initiée en premier lieu pour libérer la parole à travers les réseaux sociaux et pousser les start-ups à se remettre en question. Cependant, il faut rester vigilant quant au revers de la médaille car un employé peut être licencié pour faute grave si ses propos sont considérés comme “injurieux, diffamatoires ou excessifs”.