Le bruit est-il une fatalité en open space ?

Le bruit en open space entraîne une gêne moins intense mais quasi générale et avant tout causée... par les autres

Le bruit en open space est, selon le dernier rapport de l’INRS, la première cause de nuisance au travail. En parallèle, 67 % des Français actifs, en open space ou dans un autre type d’espace, estiment que le bruit les gêne.

Mais les plateaux ouverts sont des lieux bien spécifiques. En temps normal, aucune machine aux décibels assourdissants ne vient perturber les collaborateurs, comme c’est le cas sur un chantier ou dans une industrie, au point de devoir protéger ses oreilles. Pourtant, le bruit en open space entraîne une gêne moins intense mais quasi générale et avant tout causée… par les autres. Les interactions entre les collègues, les conversations téléphoniques, les rires tonitruants viennent tout bouleverser lorsqu’il s’agit de se concentrer soi-même au téléphone ou sur un dossier. Et contre cela, autrement dit la vie en groupe, il n’est pas possible de déterminer une norme.Mais alors qu’il faut en moyenne trois minutes pour se reconcentrer sur une tâcheaprès avoir été dérangé, on imagine facilement le temps de productivité perdu dans une journée. Les solutions sont néanmoins nombreuses, et certaines parviennent à contenir le bruit. Ainsi, plutôt que des casques anti-bruit qui séparent des autres, il existe des solutions permettant de diminuer et de nuancer à sa guise le volume, tout en ayant la possibilité de communiquer avec ses collègues. Les cloisons anti-bruit, la moquette spéciale et les isolations acoustiques, des murs au plafond, sont des solutions classiques mais de plus en plus innovantes pour adoucir le vacarme. Le bruit n’est donc pas une fatalité et la technologie offrira peut-être une nouvelle zone de calme.