Les dommages du bruit en open space

Le bruit est souvent source de stress et ce aussi, voire surtout, en open-space, lieu de travail de 18% des salariés français

Le bruit est souvent source de stress et ce aussi, voire surtout, en open-space, lieu de travail de 18% des salariés français. Alors même que ces lieux faisaient l’unanimité à leurs débuts, ils sont aujourd’hui de plus en plus critiqués, l’association JNA (Journée nationale de l’audition) monte au créneau en réclamant la modification du seuil sonore réglementaire selon la législation en vigueur.

Utiliser des écouteurs ou s’isoler en salle de réunion, nous mettons tous en place des stratégies pour tenter de gagner quelques heures de calme tout au long de notre journée de travail. Pour nous éviter de mettre en place ces différents stratagèmes et s’assurer de meilleures conditions de travail, l’association demande à ce que la loi soit révisée. En effet, celle-ci date d’une époque antérieure à la démocratisation des open-spaces et ne fixe qu’à 80mb pendant 8 heures le seuil à partir duquel l’entreprise doit prendre des mesures.
Lorsque l’on sait que 80mb est le niveau sonore d’un klaxon et 70mb celui d’un aspirateur, il y a effectivement de quoi être préoccupé, d’autant que de son côté l’OMS conseille de ne pas dépasser les 55mb.

Ajouté à l’utilisation que nous faisons des écouteurs dans notre vie privée, nous arrivons à une sursollicitation des cellules de l’oreille qui donc se fragilisent et peuvent entrainer des problèmes de surdités ou des acouphènes. Afin de préserver notre santé, de réelles dispositions doivent donc être mises en place.

Des entreprises travaillent déjà à améliorer l’acoustique de ces espaces de travail via par exemple l’installation de panneaux, mais cette démarche ne s’avère pas forcément suffisante et applicable à tous les types d’open-spaces. Certaines professions, qui nécessitent par exemple un travail d’équipe constant ou des appels téléphoniques fréquents ne sont pas forcément adaptées à ce type d’organisation et mériteraient certainement que l’on se pose la question d’un meilleur aménagement. Comme le décrit Catherine Cecchi, présidente de la société régionale de santé publique d’Occitanie, l’open-space ne serait alors plus “une ruche qui bourdonnerait en permanence. Et où les salles de repos et autres box insonorisés seraient comme des alvéoles censées offrir une pause à nos oreilles.”

Article du Parisien