Coronavirus : chômage partiel et garde d’enfant, synthèse de vos droits

Au travail, quelles sont les mesures légales mises en place face au coronavirus ?

Le chômage partiel et la garde d’enfant ont pris une place prépondérante dans l’actualité. Certains salariés et indépendants peuvent bénéficier du télétravail et s’occuper de leurs enfants en même temps – en jonglant. D’autres, dont le métier n’est pas compatible avec le travail à distance, doivent demander un arrêt de travail. Tandis que les entreprises les plus touchées (tourisme, commerces) doivent recourir au chômage partiel. Voici une synthèse de vos droits selon votre situation :

Le télétravail pour les salariés

Réservé principalement aux salariés du secteur tertiaire, autrement dit ceux qui utilisent un ordinateur, le télétravail s’impose pour respecter les mesures de distanciation sociale. Dans ce cas de figure, le salaire est pris en charge par l’entreprise sans aucun changement.

Le chômage partiel 

En cas de baisse importante d’activité ou de fermeture obligatoire, le chômage partiel permet de conserver la majeure partie de son salaire, environ 84 %, exception faite des travailleurs au SMIC qui conservent 100 % de leur rémunération. L’État prend en charge le salaire à la place de l’entreprise.

L’arrêt de travail

Les salariés qui n’ont pas la possibilité de faire du télétravail et qui doivent garder à la maison leur(s) enfant(s) de moins de 16 ans, ont droit à un arrêt de travail, sans jour de carence. L’arrêt est renouvelable et concerne un seul des deux parents. L’employeur doit faire la demande sur le site declare.ameli.fr, aucune autre démarche n’est nécessaire.

Quid des indépendants ?

Tout dépend de leur profession et de leur statut. Les assistantes maternelles par exemple conserveront, selon le ministère du Travail, 80 % de leur rémunération. Les indépendants qui doivent garder leurs enfants à la maison peuvent réaliser une demande sur ameli.fr. Les autoentrepreneurs, dont les charges sont proportionnelles à leur activité, ont quant à eux la possibilité de joindre leur URSSAF pour obtenir une aide financière en cas de perte de chiffre d’affaires. Comme l’explique la Fédération des autoentrepreneurs, d’autres dispositifs sont par ailleurs applicables.