Les difficultés de recrutement : le plus gros frein à l’activité

L’activité est actuellement freinée par le Covid-19 mais, en temps normal, c’est la problématique du recrutement qui ralentit les entreprises

L’activité est actuellement freinée par le Covid-19 mais, en temps normal, c’est la problématique du recrutement qui ralentit les entreprises. D’après le baromètre trimestriel Bpifrance et Rexecode paru en février, sur la croissance des TPE et PME, celles-ci sont aujourd’hui 55 % à estimer que leur activité est pénalisée par leurs difficultés de recrutement (suivies de la concurrence à 43 %). Trois mois plus tôt, ce chiffre était de 53 %, et de 52 % il y a un an. Ce constat ne fait d’ailleurs qu’empirer depuis 2017.

Les entreprises, dont certaines sont dans une dynamique tournée principalement vers l’innovation, peinent à trouver des candidats qualifiés et expérimentés. Les TPE et PME admettent aussi avoir des difficultés à recruter des profils adaptés, avec le savoir-être (soft-skills) qu’elles recherchent. Et cela, alors que le salaire ne semble pas peser dans la balance. Dans l’étude parue l’année dernière, ce critère n’apparaissait qu’en cinquième position, en baisse de trois points par rapport à 2018 (de 20 à 17 %).

Dans le même temps, toujours selon cette étude, les postes qui demandent peu de qualifications ne réussissent pas non plus à réunir suffisamment de candidats. Ainsi, les services à la personne n’attirent pas suffisamment, alors que la demande est forte. D’après Pôle Emploi en 2019, les difficultés dans ce secteur sont de 81 %. En 2018, le Ministère du Travail dévoilait une étude montrant que 1,1 million de postes restaient vacants. Cela s’explique bien évidemment par la difficulté inhérente à ce travail qui n’est, par ailleurs, pas assez rémunéré au regard des tâches réalisées.