La durée individuelle du travail : état des lieux de 1990 à 2020

La DARES étudie, analyse et décrypte le monde du travail depuis près de 30 ans. En mettant à la disposition des citoyens les résultats de ses enquêtes, cette organisation contribue à alimenter le débat public et permet d’améliorer en permanence les pratiques professionnelles et les politiques mises en place.

En 2020, la durée individuelle du travail est en recul. En effet, la crise sanitaire a totalement modifié nos habitudes et le marché de l’emploi a subi des bouleversements sans précédent. Cette durée qui était stable depuis 2003 a connu cette année une chute record, liée au chômage partiel.

Qu’est-ce que la durée individuelle du travail ?

Pour définir la durée individuelle du travail, il faut s’intéresser à deux indicateurs. La durée habituelle hebdomadaire, d’une part, correspond à toutes les heures travaillées sur une semaine normale. Et la durée annuelle effective, d’autre part, représente toutes les heures réalisées sur une période de référence, en englobant les éventuels congés et jours fériés.

Ces deux données sont complémentaires et permettent de bien comprendre l’évolution des habitudes en termes d’organisation mais aussi de législation. Par exemple, deux salariés qui ont une même durée effective de travail dans l’année n’ont pas forcément autant d’heures travaillées par semaine. Il peut y avoir en effet pour l’un d’entre eux des jours de RTT qui viennent compenser des heures supplémentaires.

L’évolution de la durée individuelle du travail

La DARES propose un récapitulatif complet du temps de travail sur les trente dernières années. Les données ont été récoltées aussi bien pour les salariés que pour les non-salariés. En 1990, ces derniers travaillaient en moyenne 54,6 heures par semaine à temps complet. Les salariés, quant à eux, affichaient une durée habituelle hebdomadaire de 39,6 heures. Ce n’est qu’en 2003 que la durée annuelle effective vient affiner les calculs. Elle est alors de 2 542 heures pour les non-salariés et de 1 621 heures pour les salariés. En 2020, elle tombe à 2 077 heures pour les premiers et 1 579 pour les seconds. Une baisse qui s’explique par le recours au dispositif de chômage partiel au sein des entreprises.

Rattachée au Ministère du Travail, la DARES étudie, analyse et décrypte le monde du travail depuis près de 30 ans. En mettant à la disposition des citoyens les résultats de ses enquêtes, cette organisation contribue à alimenter le débat public et permet d’améliorer en permanence les pratiques professionnelles et les politiques mises en place. Cette nouvelle étude met en avant les effets de la crise sanitaire sur les habitudes de travail des Français.