L’écologie digitale n’est pas pour demain

Nous n’en avons pas forcément conscience, mais tout comme prendre l’avion ou ne pas trier ses déchets, la pollution numérique à un impact carbone extrêmement élevé.

Nous n’en avons pas forcément conscience, mais tout comme prendre l’avion ou ne pas trier ses déchets, la pollution numérique à un impact carbone extrêmement élevé. « S’il était un pays, il représenterait le troisième consommateur d’énergie de la planète ! » nous explique le site Welcome to the jungle. Selon l’étude WeGreenIt du WWF France, 22 kilos de produits chimiques sont nécessaires à la production d’un seul ordinateur ce à quoi il convient d’ajouter 240 kilos de combustibles et 1,5 tonne d’eau. Ainsi, on ne s’étonne malheureusement pas que la production de matériel informatique soit le premier facteur de pollution numérique.

Autre facteur considérable de pollution numérique : notre usage quotidien du numérique ! Toujours selon l’étude WeGreenIt, l’usage d’internet représente en un an 2% de l’émission des gaz à effet de serre, soit autant que les transports aériens mondiaux sur la même période. Toutes nos recherches, images, emails, etc., sont stockés dans d’immenses data centers énergivores, nécessitant alimentation et refroidissement constant pour leurs bons fonctionnements. Par ailleurs, chacun de nos emails est responsable d’une partie de cette pollution, à titre d’exemple, « envoyer 33 e-mails de 1 Mo à deux destinataires par jour produirait 180 kg de CO2 par an, soit l’équivalent de 1 000 km parcourus en voiture ». De la même façon, garder ouvert un grand nombre d’onglets sur son moteur de recherche, regarder des vidéos sur son téléphone en 4G ou encore produire des crypto monnaies, autant de gestes apparemment anodins mais qui, pris dans leur ensemble, ont un impact désastreux en termes de pollution numérique.

Nous pouvons agir, chacun à notre niveau, en vue de réduire la pollution numérique en réduisant les échanges d’email et le nombre de destinataires en copie, préférer les messageries d’entreprises et les sites de téléchargements pour les envois de fichiers, trier et vider régulièrement sa boite email et ses spams, fermer les onglets non actifs et utiliser nos favoris pour éviter des recherches inutiles, utiliser des moteurs de recherches responsables comme Lilo ou Ecosia … et pratiquer de temps à autre une réelle détox digitale, c’est bon pour vous également.

Lien vers étude Wegreenit