La grande mue d’Engie University

Fondée en 1999 par Suez, l’université du groupe Engie a connu une profonde mutation en 2016 sous l’impulsion de son nouveau directeur Nicolas Rolland...

Fondée en 1999 par Suez, l’université du groupe Engie a connu une profonde mutation en 2016 sous l’impulsion de son nouveau directeur Nicolas Rolland (ex-Axa University). Initialement destinée aux 2 000 hauts dirigeants du groupe d’énergie, Engie University a sensiblement élargi son audience depuis trois ans en s’adressant aux 30 000 cadres du groupe qui emploie 155 000 personnes à travers le monde.

“Cette démocratisation est liée à la stratégie beaucoup plus décentralisée du groupe du fait notamment du développement des énergies renouvelables. De 5 branches d’activité, nous sommes passés en 2016 à 24 business units nécessitant, en matière de management, une démarche d’empowerment [autonomisation] des équipes au niveau local“, explique Nicolas Rolland.

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Engie University a ainsi mis en place en 2017 le programme de formation Co.Leaders qui a d’ores et déjà touché 23 000 managers via des campus éphémères et itinérants de 5 jours sur les principaux marchés du groupe réunissant à chaque fois de 500 à 1 000 personnes. “Nous proposons au total – Co.Leaders compris – 32 programmes de formation en présentiel et digital autour de quatre grands thèmes : leadership, business transformation, stratégie et culture, filières métiers“, souligne Nicolas Rolland.

Par ailleurs, Engie University anime un think tank, SemaFor, regroupant une trentaine de managers appelés à plancher pendant 4 à 6 mois sur un sujet identifié par le Comex (ex. : l’intelligence artificielle). Enfin, le People Lab, réunissant une quarantaine de cadres du groupe et une vingtaine d’experts extérieurs, travaille à résoudre un problème lié à l’activité d’Engie sur le principe des POC (Proof of concept). “Nous organisons également 4 à 5 fois par an des débats d’idées contradictoires afin d’élargir notre perception sur tel ou tel point”, conclut Nicolas Rolland.