Regard de la fonction RH sur le télétravail

Willis Towers Watson a mené une enquête, sous forme de questionnaire, portant sur le regard de la fonction RH sur le télétravail au sortir du confinement lié à la COVID 19

Du 29 Juin au 3 Juillet 2020, Willis Towers Watson a mené une enquête, sous forme de questionnaire, portant sur le regard de la fonction RH sur le télétravail au sortir du confinement lié à la COVID 19. Le questionnaire en ligne adressé à 132 DRH d’entreprises de toutes tailles et industries confondues, situés en France révèle les bouleversements engendrés par cette période.

En premier lieu, il ressort que le télétravail est globalement plébiscité par les salariés pour plusieurs raisons : la diminution des obligations de transport au premier chef mais également l’autonomie et la flexibilité d’organisation du temps de travail que ce mode de travail confère.

Du coté des entreprises, le télétravail est analysé comme un vecteur d’accélération de la transformation digitale. La grande majorité d’entre-elles louent les vertus de ce mode de fonctionnement générateur, selon elles, de plus de productivité grâce notamment à une élévation importante du bien être des salariés.

Mais tous ces aspects positifs ne sauraient cacher les difficultés de mise en œuvre de ce mode de travail. En effet, l’étude révèle en parallèle la perception, par les services RH, de la diminution significative du lien social et humain, tous deux essentiels dans la dynamique des entreprises. Les DRH s’accordent pour craindre, sur la durée, la possible rupture de ce lien entre salariés et dans la relation avec les managers.

Le télétravail et son utilisation ont également mis au jour la complexité de la gestion des problèmes techniques inhérent à ce mode de fonctionnement. La mise en place et l’utilisation des nouvelles technologies nécessitent des apprentissages, des formations, des contrôles et des soutiens logistiques auxquels les entreprises n’étaient pas préparées.

Enfin, et malgré une perception positive globale, le recours au télétravail est vecteur, lui aussi, pour certains, de stress, de burn-out dans des proportions élevées, révélant une nouvelle fois que ce mode de travail ne peut être compatible avec toutes les personnalités d’une entreprise.

Difficultés liées au télétravail :

En termes de projections, le secteur RH semble vouloir promouvoir de plus en plus le télétravail : 43 % des DRH prévoient de proposer aux employés deux jours de télétravail par semaine, 8% envisagent de porter ce chiffre à 3 jours et 14 % proposeront 1 jour… Avant le confinement, les chiffres atteignaient respectivement 32 % (2 jours), 4% (3 jours) et 49 % (1 jour). La flexibilité accrue semble être le maître mot des années à venir, une modification profonde du mode de fonctionnement des entreprises se dessine manifestement, à la lecture de cette étude. Des programmes de formations de managers se multiplient dans les entreprises pour anticiper cette transformation, afin de contrecarrer les effets néfastes mis en lumière par ce type d’étude.