La formation de base au numérique, une passerelle vers le retour à l’emploi

Selon un sondage BVA paru en 2019, 23 % des Français ne sont pas à l’aise avec Internet et, parmi eux, 12 % de jeunes connaissent une véritable exclusion numérique.

Les écrans ont beau s’imposer, de nombreuses personnes, et pas seulement des gens âgés, n’ont pas accès aux outils numériques. Selon un sondage BVA paru en 2019, 23 % des Français ne sont pas à l’aise avec Internet et, parmi eux, 12 % de jeunes connaissent une véritable exclusion numérique. Celle-ci est consécutive à une exclusion sociale plus globale. Ainsi, selon Emmaüs Connect qui se bat pour aider ces populations, 40 % des personnes précaires financièrement le sont aussi d’un point de vue numérique. D’autres profils connaissent par ailleurs des difficultés personnelles pour appréhender le web et ses codes qui semblent si évidents pour d’autres.

Aujourd’hui, alors que tout recrutement passe prioritairement par Internet, même pour des postes peu qualifiés, le fossé devient de plus en plus grand. Pour tenter d’inverser le cours des choses, la formation de base au numérique s’impose comme une étape essentielle. Le gouvernement, afin de favoriser l’apprentissage aux rudiments du web, a mis en place un carnet de 10 tickets valant 10 euros chacun, à la manière des tickets restaurant, permettant de se former lors d’ateliers dans les écoles numériques, les médiathèques ou encore les fab-labs. Ce dispositif appelé #APTIC, lancé à l’été 2019, souffre pourtant d’un déficit de notoriété. Et pour les bénéficiaires, qui doivent en faire eux-mêmes la demande, la démarche n’est pas évidente. Et cela, même si les agences Pôle Emploi ou encore les Missions Locales sont invitées à en faire la promotion auprès des populations concernées. L’inclusion numérique demande sûrement des actions plus visibles.