Le greatwashing

La notion de "Greatwashing", en référence au Greenwashing, a été théorisée par les maîtres de conférence en Sciences de Gestion de l’université de Poitiers Jean-christophe Vuattoux et Tarik Chakor de l’Université Savoie Mont-Blanc.

La notion de “Greatwashing”, en référence au Greenwashing, a été théorisée par les maîtres de conférence en Sciences de Gestion de l’université de Poitiers Jean-christophe Vuattoux et Tarik Chakor de l’Université Savoie Mont-Blanc.

Comme l’Observatoire OCM le pense depuis l’apparition du phénomène “d’obsession pour la QVT”, le bonheur ne saurait être décrété et surtout ne saurait être standardisé pour devenir applicable et pérenne en toutes structures et pour tous les individus.

Les entreprises utilisent désormais, avec une pratique marketing qu’elles maitrisent parfaitement, les concepts de bien-être, comme outil de tropisme pour les futurs employés.

En soi, agir pour mieux prévenir les pathologies physiques ou psychologiques de ses employés est une démarche noble et indispensable, mais, comme dans bien d’autres domaines, la récupération de ses actions pour en faire un outil d’autopromotion en trahit la substance.

Nul besoin d’agir en profondeur pour faire un efficace outil marketing, nul besoin de s’attaquer aux causes réelles du mal-être, nul intérêt de réorganiser son entreprise sur un temps long… l’important devient de faire des action visibles, vendeuses et attirantes.

Nier le particularisme et nier l’individualité, pour imposer une recette préfabriquée et “templatée” du bonheur au travail, est paradoxalement aussi néfaste que l’ennemi que tout le monde croit combattre.

La dictature du bonheur ne saurait être une proposition acceptable.