Qu’est-ce que l’index de l’égalité professionnelle ?

En septembre 2019, le Ministère du travail annonçait que seulement 3,5 % des entreprises de plus de 250 salariés pouvaient se targuer d’avoir une égalité parfaite.

L’égalité hommes-femmes en entreprise n’est toujours pas atteinte. L’écart de salaire à compétences équivalentes se situe encore à 20 %. Pour le symbole, la seule femme PDG du CAC 40, Isabelle Kocher, a été démise de ses fonctions à la direction d’Engie en février. 

En septembre 2019, le Ministère du travail annonçait que seulement 3,5 % des entreprises de plus de 250 salariés pouvaient se targuer d’avoir une égalité parfaite. L’index de l’égalité professionnelle, visant à changer ces statistiques, avait pourtant été mis en place un an auparavant. Dans un premier temps, les entreprises d’au moins 1000 collaborateurs, puis celles d’au moins 250, devaient publier leurs chiffres. Dès le 1er mars 2020, toutes les entreprises à partir de 50 salariés seront concernées. À cette date, elles devront publier sur leur site Internet, auprès du Comité économique et social et à l’inspection du travail, leur index basé sur 100 points et 5 indicateurs : 

  • L’écart de rémunération femmes-hommes.
  • L’écart de répartition des augmentations individuelles.
  • Le nombre de collaboratrices augmentées après un congé maternité.
  • La parité au sein des 10 plus hautes rémunérations.
  • Et enfin, seulement pour les entreprises ayant plus de 250 salariés, l’écart de répartition des promotions entre les hommes et les femmes. 

Les entreprises qui n’atteignent pas 75 points sur 100 devront mettre en place des dispositifs afin d’arriver à ce minimum dans les 3 ans. Celles qui ne publient pas leur index et celles qui manquent à leurs obligations de régulation de celui-ci s’exposent à des amendes pouvant atteindre 1 % de la masse salariale. C’est dire si le sujet n’est pas à prendre à la légère.