Les piliers de l’innovation frugale

Respecter l'environnement tout en étant productif : voilà le challenge de l'innovation frugale. Ce concept repose sur des fondements sains : il s'agit de répondre à un besoin en utilisant peu de moyens.

Respecter l’environnement tout en étant productif : voilà le challenge de l’innovation frugale. Ce concept repose sur des fondements sains : il s’agit de répondre à un besoin en utilisant peu de moyens. Concrètement, quels sont les piliers de cette démarche simple et innovante ? 

Innover mieux avec moins

L’innovation frugale a pour responsabilité de faire prendre conscience aux citoyens que les ressources dont nous disposons sont limitées et qu’il faut composer avec. Cela dit, elle ne lésine pas sur l’aspect qualitatif du produit. Elle supprime juste ce qui est jugé superflu dans le processus de fabrication. La simplicité est le mot d’ordre pour mettre en place des dispositifs efficaces qui ne coûtent pas cher. Par exemple, moins une machine a de pièces, moins elle risque de tomber en panne. Dans une société où la surconsommation est une véritable problématique, il est nécessaire de proposer des produits durables et réparables afin d’envisager le monde de demain. 

Utiliser les ressources et les technologies existantes 

L’innovation frugale encourage l’exploitation de ressources disponibles pour produire, dans une optique de « débrouillardise » : faire avec ce que l’on a. Elle répond ainsi aux enjeux du développement durable. En réutilisant des technologies déjà éprouvées, elle parvient à une meilleure gestion du temps dans les plannings de test et de qualification et réduit considérablement les coûts de développement. Soucieuse de la dimension environnementale, elle réutilise les déchets et minimise la consommation de ressources.

Encourager le partage du savoir et la collaboration

L’innovation frugale replace la connaissance aux côtés de celui qui produit : celui qui crée est celui qui pense. Il est aussi essentiel que ce dernier soit en mesure de partager son savoir avec autrui. La culture maker encourage cette pratique en créant en groupe et en développant des compétences pratiques. C’est une branche du « Do it yourself » qui séduit de plus en plus d’adeptes car tout individu tend vers la connaissance et aime être en mesure de pouvoir réaliser par lui-même, comme le prouvent les nombreux tutoriels sur Internet. Pour cela, il faut bien sûr passer à la pratique.

Pour innover il est important d’être bien entouré : les projets collaboratifs se multiplient et c’est un point très positif puisque cela facilite le partage de connaissances. Tous ensemble, nous pouvons trouver des solutions pour un monde meilleur et durable.