La cobotique pour l’intégration des personnes en situation de handicap

Les robots et les algorithmes inquiètent par leur capacité à remplacer l’homme dans certaines tâches. Mais ils peuvent aussi aider et soulager les professionnels, à commencer par les travailleurs en situation de handicap.

Les robots et les algorithmes inquiètent par leur capacité à remplacer l’homme dans certaines tâches. Mais ils peuvent aussi aider et soulager les professionnels, à commencer par les travailleurs en situation de handicap. La cobotique est un mot-valise signifiant la collaboration entre l’homme et le robot, afin de marier le savoir-faire, la précision et la force physique. Dans le but d’atténuer la difficulté des tâches et de limiter les troubles musculosquelettiques, la cobotique est largement utilisée dans les usines automobiles ou encore chez les équipementiers aéronautiques.

Cette technologie donne aux personnes à mobilité réduite la possibilité d’intégrer des entreprises qui n’auraient, dans le cas contraire, pas pu les embaucher, faute d’une configuration adaptée. Les robots leur permettent ainsi d’embaucher de nouveaux profils et de développer des outils pour la qualité de vie au travail.

La cobotique est d’autant plus intéressante qu’elle avance en fonction des besoins et dans un écosystème facilitant son évolution. Un reportage réalisé au Danemark fin 2018 par l’Usine Nouvelle illustre bien cette interconnexion. À Odense, troisième ville du pays, 3500 personnes travaillent dans ce secteur. Outre les bureaux de R & D et les usines, des startups mettent au point des appareils qui facilitent la vie des travailleurs. C’est notamment le cas de Tendo, qui a conçu un gant garni de capteurs favorisant la prise en main des objets par les travailleurs handicapés, du stylo à la machine.