Le Playbour : nouvelle mine d’or des géants du numérique ?

Qu’on le veuille ou non, les enfants sont aujourd’hui des acteurs incontournables du numérique. De plus en plus présents sur les différentes plateformes

Qu’on le veuille ou non, les enfants sont aujourd’hui des acteurs incontournables du numérique. De plus en plus présents sur les différentes plateformes, ils sont eux aussi créateurs de contenus, notamment par les jeux disponibles en ligne. Or, selon l’écrivain Jordan Shapiro (auteur du livre : The New Childhood : Raising Kids to Thrive in a Connected World) dans une tribune publiée sur Medium, il est grand temps de légiférer cela !

Lorsque mes enfants modifient le code de Minecraft et téléchargent de nouvelles variations du jeux (..) ils augmentent la valeur d’un produit qui appartient à d’autres. Alors, oui mes enfants s’amusent mais Mojang et Microsoft – qui possèdent Minecraft – profitent financièrement du travail non rémunéré de mes enfants“. Ce phénomène est parfaitement illustré la notion de “playbour” avancée par le théoricien du jeu Julian Hüchlich via la contraction des mots “play” (jeu) et “labour” (travail) et réutilisée par Jordan Shapiro dans sa tribune.

Jordan Shapiro dans son article donne plusieurs exemples de collecte d’informations des utilisateurs, en l’occurrence ici, celles de nos enfants, par les propriétaires des plateformes. Ces données sont précieuses et fortement monétisables mais ne rapportent rien à ceux qui ont contribué à les créer.

Afin de remédier à cette exploitation gratuite des enfants, l’auteur fait des propositions explosives comme par exemple la prise en charge des frais de scolarité des enfants en fonction de la valeur créée par leurs données. Les propositions Jordan Shapiro peuvent choquer mais elles donnent à réfléchir : “soit on fait comme cela, soit on continue à prétendre que la contribution d’un enfant à la création de données relève de la gentillesse et de la bienveillance et que nos enfants sont intrinsèquement motivés par l’idée de partager gratuitement le fruit de leur Playbour“.

Article Medium