L’offboarding

La réalité d’une carrière n’obéit plus aux principes classiques de fidélité pour toute une vie à une entreprise ou à un employeur.

La réalité d’une carrière n’obéit plus aux principes classiques de fidélité pour toute une vie à une entreprise ou à un employeur.

Ces nouveaux parcours que certains qualifieront de “chaotiques” ou de “riches”, selon les points de vue, imposent, aux départements RH, une gestion et un suivi dans trois phases distinctes de la vie d’un salarié dans une entreprise : son insertion, son évolution et, ce qui nous intéresse aujourd’hui, son départ.

La notion d’offboarding vise à décrire la nécessaire gestion de cette séparation. En effet, la gérer est désormais un impératif pour trois raisons principales :

  • D’une part, fidéliser est vital pour certaines entreprises : pour des postes saisonniers, ou pour des besoins spécifiques, pouvoir compter sur une réembauche facile de salariés déjà formés et nourris d’une culture d’entreprise est un gain de temps et d’argent que la bonne conduite de chaque séparation encourage.
  • D’autre part, les statistiques montrent que les carrières sont désormais souvent empreintes d’expérience nouvelles et de retours aux sources. Ainsi, il est fréquent que des employés de qualités choisissent un jour de vivre une expérience et, décident plus tard de revenir vers une entreprise dans laquelle ils se sont un jour épanouis. Se priver de ces talents en négligeant la notion humaine d’un départ est souvent un fort mauvais calcul.
  • Enfin, l’image renvoyée par les entreprises, qu’elles viennent de ses salariés ou de ses anciens salariés est primordiale. La mauvaise gestion d’une séparation peut, à elle seule, ternir à jamais l’image qu’un collaborateur s’en faisait… et la mauvaise publicité se diffuse aujourd’hui à une vitesse incontrôlable !!

La quête perpétuelle pour les entreprises, d’ambassadeurs de marque, payés à grands coûts ne serait-elle pas plus efficace et moins onéreuse en accompagnant humainement et intelligemment les séparations ?