Maintenir l’insertion professionnelle malgré la situation épidémique

Avec de nombreuses entreprises à l'arrêt et d'autres en télétravail, comment maintenir l'insertion professionnelle ?

Avec de nombreuses entreprises à l’arrêt et d’autres en télétravail, comment maintenir l’insertion professionnelle ? Pour les personnes en difficulté – en raison d’un chômage de longue durée, ou sans qualifications – et celles en situation de handicap, cette période est d’autant plus déstabilisante. Pour une partie d’entre elles, il est en outre impossible de s’investir sur des secteurs en tension, en raison du risque de contamination que cela représente. Chez les étudiants qui arrivent sur le marché de l’emploi ou qui sont/étaient en stage avant le confinement, la période se montre aussi particulièrement difficile.

Sur le front des initiatives, pour tenter de pallier le manque d’activité, des entreprises d’insertion s’engagent directement dans la lutte contre le coronavirus. À Caen, dans le Calvados, AfB Normandie, qui emploie des personnes en situation de handicap, répare et vend habituellement du matériel informatique. Mais pour répondre à l’urgence, elle a donné les 3100 masques de son stock aux soignants et aux pompiers de la ville*. Elle s’investit aussi, par son expertise technique, dans la mise en place des outils de télétravail.

Dans les Hautes-Pyrénées, la société Nervures, qui fabrique des parapentes depuis 1993, s’est associée à la Carde, une entreprise spécialisée dans la fabrication de linge de lit, et au Fil d’Ariane, un atelier d’insertion par la couture, pour fabriquer des masques. Et ils ne sont pas les seuls sur le territoire. Cette initiative répond en effet à la demande du Conseil départemental qui a commandé 25 000 masques aux filières de production locales.