Manager : est-ce toujours un choix ?

La première édition de l’étude "Best-in-Class Experience" , menée par le cabinet Augmented Talent, a été conduite aux mois de juin et de juillet 2019 auprès d’un échantillon national de salariés et de managers.

La première édition de létude “Best-in-Class Experience” , menée par le cabinet Augmented Talent, a été conduite aux mois de juin et de juillet 2019 auprès d’un échantillon national de salariés et de managers.

Selon cette étude, trois profils principaux de managers dirigeraient les équipes de nos entreprises :

  • Le “manager par raison“, représentant 42 % de la profession, ce dernier est épanoui, travailleur, fier de son poste et de son parcours… Mais il demeure frustré par certains aspects chronophages de sa profession notamment dans sa relation avec sa hiérarchie.
  • Le “manager dans l’âme“, représentant 37% du personnel encadrant une équipe en France, il est lui aussi fier de sa fonction et sa motivation est toute tournée vers son équipe.
  • Le “manager par erreur” représentant 21 % de cette catégorie professionnelle, ce dernier souffre d’un niveau faible de motivation, un vécu négatif de sa fonction mais surtout, un regret profond d’être devenu ce qu’il est ! 

Ce dernier portrait est évidemment celui qui focalise les interrogations et les commentaires sur les médias spécialisés. Mais à y regarder de plus près, cette catégorie ne cristallise en rien la totalité des demandes d’amélioration et d’optimisation que commande la fonction managériale. Les améliorations les plus attendues par la profession dans son ensemble demeurent la baisse du volume des reportings, l’augmentation du temps dévolu à la gestion des équipes et l’optimisation de la communication interne.

En revanche, cette étude pointe du doigt, selon l’Observatoire OCM, l’importance des critères de choix des managers dans les équipes. En effet, un onboarding efficacement mené est vecteur de satisfaction et l’idée que la fonction managériale ne s’obtient sans autre critère que celui de l’ancienneté est un principe contreproductif et réducteur dont souffre, non seulement l’entreprise mais aussi le “manager par erreur”.