Qu’est-ce que le micromanagement ?

La société évolue et avec elle, le monde de l'entreprise, qui propose de nouveaux modes de management en plaçant l'individu au centre de ses préoccupations. Dans ce paysage, le micromanagement apparaît comme une méthode oppressante vers laquelle le manager ne doit pas tendre.

La société évolue et avec elle, le monde de l’entreprise, qui propose de nouveaux modes de management en plaçant l’individu au centre de ses préoccupations. Dans ce paysage, le micromanagement apparaît comme une méthode oppressante vers laquelle le manager ne doit pas tendre.

Le micromanagement ou le sens du détail poussé à son paroxysme 

Le micromanagement est un style de management où le manager contrôle de manière excessive le travail de ses employés en accordant trop d’importance aux détails. La capacité de contrôle n’est plus ici une qualité de leader et devient coercitive : le manager surveille chaque étape du travail et a du mal à déléguer et à accorder sa confiance, même pour les tâches les plus minimes. Il demande un rapport continu à ses collaborateurs, il assiste à toutes les réunions et bien souvent il exige d’être en copie des mails pour suivre tous les projets. Dans cette recherche toujours plus accrue de supervision, le micromanager n’est pas à l’aise avec le concept de télétravail.

Les dangers du micromanagement sur l’entreprise

Le micromanagement restreint l’autonomie des collaborateurs et installe ainsi un climat de stress permanent dans le cadre du travail. C’est une dérive du management car l’entente entre le manager et ses employés se trouve amoindrie par le manque de sollicitation dans la délégation des tâches. Cela a pour effet de nuire au moral de chacun, tout en favorisant le désengagement. Dans ce contexte, les équipes deviennent improductives et ne parviennent plus à se fixer d’objectifs clairs car la prise de responsabilités incombe seulement au micromanager. Ce dernier met en danger les progrès de l’entreprise : il ne s’entoure pas des meilleurs éléments dans la réalisation des tâches puisque tous les collaborateurs se retrouvent au même niveau et se perdent dans les détails au lieu d’adopter une vision globale. 

Pour un management souple et efficace, il faut sortir du micromanagement et rétablir la confiance entre les collaborateurs. Pour qu’une entreprise prospère, il est important que chacun s’y sente écouté et valorisé, afin d’évoluer dans un climat sécurisant qui favorise la prise d’initiatives au sein des équipes. Dans cette optique, la hiérarchie doit être portée vers l’horizontalité pour faire valoir le collectif. La communication reste la clé du succès.