Critique des nouveaux modes de management

Nouvelles méthodes de management, réinvention de l’organisation des espaces de travail, transparence, primauté du collectif, Chief Happiness Officer…

Nouvelles méthodes de management, réinvention de l’organisation des espaces de travail, transparence, primauté du collectif, Chief Happiness Officer… Le management dit « moderne » enjoint de faire table rase du passé, tout semble à revoir, rien de ce qui précède ne semble à garder. C’est en tout cas le message prôné par les dizaines de nouveaux ouvrages paraissant chaque mois.

Fabien Prevost, président du fonds d’investissement Omnes, fait part de son désaccord, non sans une certaine ironie, dans une chronique pour les Echos Executives. Ce dernier, critique avec justesse, nous semble-t-il, « la mise en avant de la transparence et du collectif comme un impératif indiscutable pour un management moderne » faisant oublier « les valeurs du leadership au profit des process et du contrôle », dérive pouvant « faire perdre de vue aux salariés le but de l’entreprise ».

Selon l’auteur de grandes décisions d’entreprises peuvent émerger du collectif, toutefois la proéminence de ce dernier dans le management moderne ne devrait pas s’imposer comme un diktat. L’opposition du « vertueux collectif au diabolique individuel » est excessive et dangereuse car elle risque de « tuer l’initiative, la créativité et l’autonomie ». L’Observatoire OCM partage pleinement cette idée.

Fabien Prevost évoque également le phénomène très à la mode du « bonheur au travail » avec l’apparition des Chief Happiness Officer comme emblème, bonheur au travail qui conditionnerait l’efficacité des salariés. Selon l’auteur, le bonheur ne devrait pas conditionner l’efficacité mais plutôt en être la conséquence ; point de vue que nous partageons également. Il est très utile de repenser le management en entreprise mais cette réflexion doit passer, selon nous, par la réduction du process vide de sens, la mise en place de solution opérantes, cohérentes et durables ainsi que la valorisation du travail et l’esprit d’initiative.

Références :  Article des Echos