État des lieux du plan de mobilité

Qu'il s'agisse des trajets domicile-travail ou des déplacements professionnels, l'entreprise a en effet son rôle à jouer dans les nouveaux modes de mobilité

Le plan de mobilité (PDM) vise à encourager une mobilité douce dans les entreprises. Qu’il s’agisse des trajets domicile-travail ou des déplacements professionnels – pour rencontrer des clients par exemple -, l’entreprise a en effet son rôle à jouer. Comme elle l’a également dans les mesures qu’elle met en place pour favoriser le télétravail et ainsi diminuer les trajets. Cela est d’autant plus urgent que, d’après une étude de l’INSEE parue en 2019, sept salariés sur dix utilisent encore leur voiture pour aller travailler. Seules la capitale et la région parisienne inversent la tendance avec les transports en commun. 

Pour autant, et malgré les politiques publiques incitatives, les choses n’avancent pas vraiment, en tout cas dans les entreprises de moins de 100 salariés. Les autres ont en effet l’obligation, depuis janvier 2018, de mettre en place ce plan. 

En 2020, le gouvernement compte accélérer le tempo, notamment suite au vote de la loi mobilité. Celle-ci va donner aux entreprises, de plus de 50 salariés, l’occasion d’encourager leurs collaborateurs à travers une prime de 400 € lorsqu’ils se déplacent en transports en commun, en vélo, ou encore en covoiturage. Il y a pourtant un « mais ». Si cette prime est défiscalisée, elle ne sera pas obligatoire, en tout cas pour l’instant … 

Reste à savoir si des mesures facultatives peuvent avoir des effets positifs sur le changement climatique. Dans tous les cas, le montant est néanmoins plus élevé que la prime kilométrique à vélo de 200 € (IKV) déjà oubliée dans la plupart des entreprises.