La pollution numérique : une réalité encore ignorée

L’avènement du digital ces 20 dernières années a révolutionné notre quotidien : en quelques clics, nous pouvons désormais accéder à n’importe quelle information ! Mais derrière cette mine d’or, se cache la partie immergée de l’iceberg : nos petites habitudes numériques ont un impact négatif sur l’environnement.

L’avènement du digital ces 20 dernières années a révolutionné notre quotidien : en quelques clics, nous pouvons désormais accéder à n’importe quelle information ! Mais derrière cette mine d’or, se cache la partie immergée de l’iceberg : nos petites habitudes numériques ont un impact négatif sur l’environnement

La face cachée du numérique

Devenu en quelques années partie intégrante de notre quotidien, le numérique est responsable, selon l’Ademe, de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Un chiffre qui pourrait être amené à doubler d’ici 2025… Au niveau mondial, ce sont 8 à 10 milliards de mails qui sont échangés par heure. La moindre petite action sur la toile génère du CO2 : le fonctionnement des data centers et des infrastructures réseaux repose en effet sur l’utilisation d’énergies fossiles. 

Un ménage dans vos données numériques

En tant qu’utilisateurs, nous avons un rôle fort à jouer. Quelques petits gestes simples peuvent changer la donne sur le long terme. Prenez le temps de supprimer vos mails inutiles, particulièrement ceux qui contiennent des pièces jointes volumineuses. N’oubliez pas également de faire le tri du côté de vos données (photos, vidéos, etc) stockées sur le cloud. Avec la suppression régulière de tous les fichiers qui ne vous servent plus, vous contribuerez au désencombrement des serveurs. 

Une utilisation plus responsable du web

Quelques ajustements dans votre façon de surfer peuvent aussi réduire votre empreinte carbone. Par exemple, écouter une musique téléchargée est à privilégier par rapport au streaming. Pour vos vidéos, prenez le pli de réduire la résolution, pour de précieuses économies de bande passante, et donc, d’énergie. Dès que possible, préférez l’utilisation du réseau Wi-Fi, beaucoup moins énergivore que la 4G : la consommation peut être divisée par 23… 

Enfin, un dernier réflexe à adopter : pensez à éteindre votre box internet lorsque vous ne l’utilisez pas.

Des moteurs de recherche verts 

Google recense 180 millions de recherches toutes les heures. Chacune d’entre elles pèse son poids en énergie ! De nouveaux moteurs de recherche éco-responsables ont vu le jour. Ecosia, par exemple, alloue 80% de ses revenus publicitaires à la reforestation. Sur Lilo, c’est à l’internaute de décider. Chaque recherche permet de cumuler des gouttes, qui peuvent ensuite servir à financer des projets solidaires. 

Avec tous les équipements nécessaires pour le faire fonctionner, Internet n’a en réalité rien d’immatériel ! Chacun, à son échelle, peut réduire son empreinte environnementale en adoptant de meilleurs réflexes numériques…