Le questionnaire SATIN pour évaluer la santé et le bien-être au travail

Ce questionnaire 3.0 se détache et se distingue des autres par son approche non normative et subjective. Il s’intègre dans une démarche globale d’aide et d’orientation vers des solutions pertinentes et adaptées : un nouveau moyen pour assurer une certaine qualité de vie au travail au sein des entreprises concernées.

Fruit de la collaboration entre l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) et l’Université de Nancy 2, le questionnaire SATIN a vu le jour en 2005. Il a pour but de prévenir, diagnostiquer et intervenir, pour assurer la pérennité de la santé et du bien-être au sein des entreprises. L’approche adoptée ? Analyser les conditions de travail, dans l’objectif final de réduire le stress et les risques psychosociaux.

L’outil SATIN : de quoi parlons-nous exactement ?

L’outil SATIN, acronyme de Santé au Travail, INRS et Université de Nancy 2, regroupe un questionnaire et des outils visant à faciliter son utilisation (le kit SATIN). Parmi ce dernier : une aide à l’exploitation collective des réponses. Selon l’INRS, celle-ci est réalisable grâce à une saisie standardisée des résultats au format informatique, un calcul de score agrégé avec une gestion des non-réponses et des statistiques sous forme de tableaux et graphiques. 

Dans sa dernière version, le questionnaire réunit 86 questions, réparties dans 6 grandes thématiques :

  1. L’identification personnelle et professionnelle.
  2. La perception de la santé (physique et psychique).
  3. Les exigences de travail et les différentes capacités.
  4. La perception et l’évaluation de l’environnement de travail.
  5. L’appréciation générale du travail.
  6. Un module en supplément, non obligatoire, dédié aux services de santé au travail.

Un questionnaire unique en son genre

Le questionnaire SATIN diffère des autres grâce à plusieurs spécificités, dont la principale est sa conception. Elle permet à la fois une utilisation individuelle et collective. De plus, les questions combinent l’évaluation de l’environnement de travail et la santé perçue. Un autre point à souligner : le questionnaire a été pensé de façon non normative et subjective. En termes plus concrets, la formulation des questions permet aux personnes de répondre en fonction de leur propre expérience, que celle-ci soit positive ou non. Ainsi, dans la rubrique 4 “Perception et évaluation de l’environnement de travail”, les réponses varient de “me contrarie fortement” à “contribue à mon épanouissement“.

Ce questionnaire 3.0 se détache et se distingue des autres par son approche non normative et subjective. Il s’intègre dans une démarche globale d’aide et d’orientation vers des solutions pertinentes et adaptées : un nouveau moyen pour assurer une certaine qualité de vie au travail au sein des entreprises concernées.