La reconversion des sportifs de haut niveau

Une retraite sportive n’est pas une retraite tout court. Pour tous les athlètes, la fin d’une carrière dans le sport de haut niveau entraîne obligatoirement une reconversion professionnelle.

Une retraite sportive n’est pas une retraite tout court. Pour tous les athlètes, la fin d’une carrière dans le sport de haut niveau entraîne obligatoirement une reconversion professionnelle. Alors que les JO de Tokyo approchent, il est intéressant de se pencher sur la carrière des sportifs qui est, nécessairement, limitée dans le temps. Si les footballeurs professionnels peuvent mettre suffisamment de côté pour assurer leur fin de carrière, ce n’est pas le cas de nombreux sportifs de haut niveau. Ils dédient tout à leurs performances depuis leur adolescence, voire leur enfance, mais arrive un moment où les records et les médailles ne sont plus envisageables.

Dans certains cas, le corps craque « avant l’âge » et les blessures stoppent net les désirs de victoire. Emilie Andéol, judokate qui avait décroché la médaille d’or aux JO de Rio en 2016, avait ému le public en décembre dernier dans Le Parisien en évoquant son parcours chaotique après ce succès et ses difficultés à trouver un emploi. Et cela, malgré un cursus dans le supérieur pour assurer ses arrières (DUT, Licence).

Pourtant, les entreprises ont tout à gagner en embauchant un ancien sportif. Elles cherchent constamment l’esprit d’équipe : avec un athlète, elles l’ont sur un plateau. Elles bénéficient aussi de profils persévérants, conquérants. Dans une époque qui valorise le savoir-être autant que le savoir-faire, l’occasion est belle. Avec la réforme de la formation professionnelle, le cas spécifique des sportifs est d’ailleurs pris en compte avec, notamment, la « reconversion ou la promotion par l’alternance » (Pro-A).