La reconversion professionnelle ne fait pas toujours rêver

Qui n’a pas un jour rêvé de troquer son poste d’informaticien pour monter un bar à vin, celui de juriste pour lancer une startup en énergies renouvelables ou encore changer de vie en délaissant sa carrière ...

Qui n’a pas un jour rêvé de troquer son poste d’informaticien pour monter un bar à vin, celui de juriste pour lancer une startup en énergies renouvelables ou encore changer de vie en délaissant sa carrière de chef de projet marketing pour devenir professeur de yoga?

Les reconversions professionnelles sont de nos jours légion, notamment chez les cadres trentenaires. Or, derrière l’image idéalisée (et souvent fantasmée) du changement de vie, l’envers du décor révèle parfois quelques déconvenues et les reconversions professionnelles se soldent parfois par des échecs.

La reconversion professionnelle fait rêver, ceci est indéniable. Selon un sondage pour Cadremploi, 34% des cadres y songent sérieusement. Parmi les valeureux qui ont osé sauter le pas, combien d’entre eux sont prêts à témoigner de leur début chaotique ? de leurs déconvenues ? Combien d’entre eux ont du même rebrousser chemin ? En effet, une reconversion n’est pas simple et tout choix implique renoncement. Une reconversion peut nécessiter beaucoup d’énergie, parfois être chronophage et impliquer des sacrifices. Changer de métier entraine parfois de nouveaux horaires de travail en décalés (un professeur de yoga travaille beaucoup le weekend …

Lorsque vous aviez jusqu’à présent envie de vous détendre et de vous adonner à vos loisirs, un propriétaire de bar à vin ou de restaurant travaille aussi et sans surprise le soir…) ; changer de métiers implique parfois de reprendre ses études pour valider une nouvelle formation, sacrifiant ainsi les soirées et les week-ends, de concéder une réduction (parfois drastique) de sa rémunération car les « jeunes diplômés » n’arrivent pas toujours en haut de l’échelle. Ceci peut être un sacrifice pour la famille, le mode de vie. Se reconvertir c’est aussi accepter d’avoir comme manager un millennial lorsque l’on a 35 ans passés et faire sans cesse ses preuves, comme au début de carrière … Là, l’ego peut en prendre un coup.

Loin de nous l’idée de décourager les aspirants au changement de vie mais il convient, avant de se lancer, de connaître ses limites, de mesurer et peser savamment les sacrifices en les confrontant aux avantages. Le résultat peut être surprenant …