Le recrutement par l’intelligence artificielle peut-il être positif ?

Considéré comme une hérésie pour certains, ou comme une formidable avancée pour d’autres, le recrutement par l’intelligence artificielle divise

Considéré comme une hérésie pour certains, ou comme une formidable avancée pour d’autres, le recrutement par l’intelligence artificielle divise. Au centre, une question s’impose : la technologie pourrait-elle remplacer l’homme dans le processus de sélection des individus ?

Le principal reproche fait à l’IA est d’effacer totalement l’aspect humain. Or, dans les faits, ce n’est que lors de la partie « écrémage » que l’intelligence artificielle est – pour le moment en tout cas – capable d’intervenir. Elle sélectionne les CV et profils Linkedin selon des critères précis de compétences et d’expérience. En cela, elle retire une épine dans le pied des recruteurs qui passeraient en moyenne seulement 34 secondes par profil sur une première sélection*, tant ils manquent de temps.

En juillet 2019, le magazine Capital se demandait néanmoins si l’IA dans le secteur RH n’était pas misogyne. Son rôle est en effet de collecter et de traiter des données, mais celles-ci sont le plus souvent masculines pour les noms de postes et les caractéristiques professionnelles. Les dés sont alors pipés.

Pourtant, le recrutement par l’intelligence artificielle peut aussi se montrer inclusif. C’est le cas lorsque l’IA efface de ses données toutes celles qui comportent justement un biais – sexe, âge, adresse, origine – pour n’en retirer que les informations importantes. Cela favorise notamment le « matching » entre des candidats et une entreprise. Bruce par exemple, entreprise spécialisée dans l’intérim digital, fonctionne de cette façon.  

* Baromètre Tilkee 2019