Le futur du travail : la semaine de quatre jours n’est pas pour demain

Alors qu’en France nous sommes en plein conflit sur la future réforme des retraites et que le temps de travail est une question maintes fois débattue, l’idée finlandaise avait de quoi séduire

Parmi les informations qui ont fait s’animer les réseaux sociaux au tout début de l’année 2020 : la soi-disant semaine de quatre jours de travail, à raison de 6 heures par jour, que compterait mettre en place la Finlande. Alors qu’en France nous sommes en plein conflit sur la future réforme des retraites et que le temps de travail est une question maintes fois débattue, l’idée avait de quoi séduire. 

Oui mais voilà, il s’agissait encore d’une fausse information. La première ministre du pays, Sanna Marin, avait évoqué l’idée d’une semaine de quatre jours lorsqu’elle était ministre des transports. Et, jusqu’à preuve du contraire, cette idée n’est pas dans son programme à la tête du gouvernement. Néanmoins, elle a expliqué que si ce n’était pas le cas aujourd’hui, l’avenir dira si ce dispositif est possible. Car, après tout, si les robots et l’intelligence artificielle parviennent à occuper des tâches que les hommes n’auront donc plus à réaliser, quel temps libre restera-t-il ? Cette idée n’est sans doute ni politique ni utopique mais relève d’un futur dont nous n’avons pas toutes les réponses. Faudra-t-il se partager le travail d’une autre manière ? Les indépendants seront-ils plus nombreux que les salariés ? Et enfin, si les travailleurs ont moins de travail, auront-ils pour autant un salaire identique ou bien faudra-t-il mettre en place le fameux revenu universel ? En voilà des questions qui auront sans doute de quoi alimenter le débat. Et tout dépend où se trouve le curseur de « demain » sur une frise chronologique.