Certains salariés préféreraient le télétravail à l’arrêt maladie

Deux tiers des sondés travaillent ainsi en étant malades... mais à distance, en particulier lorsque la maladie est contagieuse

D’après la dernière étude de Malakoff Mederic Humanis, parue fin 2019, les salariés français sont désormais 29 % à pratiquer régulièrement le télétravail. Auxquels il faut aussi ajouter les indépendants qui, par définition, travaillent bien souvent à distance. 

Dans ces deux cas, une question se pose : quid des arrêts de travail ? D’une manière générale, travailler pendant un arrêt maladie est interdit. Dans le cas contraire, le salarié ou l’indépendant devront rembourser les indemnités perçues. 

Mais, en parallèle, une autre étude du même groupe indiquait six mois plus tôt que de nombreuses personnes préfèrent ne pas prendre leurs journées d’arrêt. Le refus des arrêts de travail est en outre plus courant chez les chefs d’entreprise, qui ne les prennent pas, ou seulement partiellement.

Deux tiers des sondés travaillent ainsi en étant malades… mais à distance, en particulier lorsque la maladie est contagieuse.  Le sondage nous apprend pourtant que près de la moitié d’entre eux ont parfois regretté cette décision. Les pourfendeurs du télétravail y voient ainsi une raison de plus de critiquer ce fonctionnement qui serait, entre autres, un risque pour la vie de famille et pour la cohésion au travail. Dans le même temps, 63 % des salariés et 80 % des dirigeants préfèrent choisir le télétravail plutôt que l’arrêt maladie. Mais est-ce à dire que le télétravail serait forcément moins difficile que le travail au bureau et qu’il permettrait donc d’être moins productif ? La réalité et l’encadrement du télétravail – par l’entreprise et par le salarié – devront certainement être réévalués pour ne pas tomber dans cette caricature ; ou dans les dérives qui pousseraient les collaborateurs ou les indépendants à travailler alors qu’ils ne sont pas en mesure de le faire.