Les télétravailleurs reviendront au bureau avec de nouvelles compétences : lesquelles ?

Nous n'en sommes pas encore au stade du déconfinement total où tous les postes de travail retrouveraient leurs travailleurs. Mais, petit à petit, les bureaux se rempliront à nouveau

Nous n’en sommes pas encore au stade du déconfinement total où tous les postes de travail retrouveraient leurs travailleurs. Mais, petit à petit, les bureaux se rempliront à nouveau. À moins que les directions générales et les DRH aient finalement trouvé des avantages au télétravail au point de le conserver encore longtemps.

Ce mode de fonctionnement, lorsqu’il était seulement une option, commençait à se faire une place dans le paysage. En février 2019, une étude de Malakoff Médéric – Humanis affirmait que les rangs des télétravailleurs avaient grossi de 700 000 en l’espace d’un an. Avec la crise que nous traversons, il est certain que les adeptes plus ou moins consentants seront encore bien plus nombreux dans la prochaine étude. Et beaucoup auront développé des compétences, et plus exactement des soft skills, propices à l’entreprise :

  • L’agilité : ce mot ouvre à lui seul bien des perspectives, le salarié devant être souple à la fois avec les différents outils qu’il utilise, et dans ses rapports avec ses collègues à distance et l’entreprise en général. De retour au bureau, il saura appliquer les mêmes recettes dans le travail en équipe.
  • L’autonomie : même s’il a des directives, un collaborateur peut prendre des libertés sur la manière de piloter lui-même son activité à distance. Ce qui se traduit par des choix et des priorités tout au long de la journée.
  • La prise de parole, la communication : en plus du téléphone et des visioconférences, qui demandent de s’exprimer à l’oral, les collaborateurs en télétravail doivent aussi passer par d’autres canaux de communication. Lesquels ne répondent pas aux mêmes besoins (poser une simple question sur la messagerie de l’entreprise, avoir des explications plus développées, échanger de manière informelle). Cela favorise aussi une meilleure organisation.
  • L’empathie, la bienveillance : l’éloignement oblige, si l’on peut dire, à avoir du recul sur ses collègues. Chacun devant travailler dans des conditions différentes, il est bon de se mettre à la place des autres. Ce qui devrait se poursuivre au retour.