Les tiers-lieux : des espaces inspirants pour travailler autrement

Dans un monde du travail bien souvent déconnecté des aspirations des nouvelles générations, le retour à une notion de production concrète et à taille humaine est-elle en passe de se généraliser ?

Dans un monde du travail bien souvent déconnecté des aspirations des nouvelles générations, le retour à une notion de production concrète et à taille humaine est-elle en passe de se généraliser ? C’est l’essence même de ces tiers lieux qui consistent à rassembler des compétences, à mutualiser des équipements pour tendre vers l’autonomie et  à créer des vocations. Présentation de ces espaces dont le développement est activement soutenu par le gouvernement.

La démocratisation d’une nouvelle façon de travailler

Ces lieux soucieux de la préservation de nos ressources s’inscrivent dans une démarche de développement durable. Ce nouveau modèle de travail est fortement ancré dans les partenariats locaux et répond à des besoins territoriaux valorisant les individus. Qu’il s’agisse d’espaces de coworking, d’ateliers de fabrication numérique ou de lieux culturels ou artisanaux, l’idée est de favoriser l’émergence de nouveaux projets collectifs. Quant au modèle économique, il repose sur un équilibre entre recettes en propre et subventionnement public. Souvent, un poste de « facilitateur » sur place permet de piloter les projets et d’animer le lieu.

La multiplication de ces tiers lieux n’est pas réservée aux métropoles, puisque les zones périurbaines et rurales ainsi que les quartiers prioritaires de la politique de la ville bénéficient de ces structures, qui participent à la redynamisation des territoires.

L’État s’engage auprès des tiers-lieux

Conscient que la résorption de la fracture sociale et territoriale est un enjeu majeur, l’État soutient massivement le montage des tiers lieux :

  • 50 millions d’euros sont alloués pour développer la formation professionnelle dans les tiers lieux.
  • 20 millions d’euros sont dédiés au financement de 3 000 contrats jeunes en service civique sur 3 ans.
  • 15 millions d’euros sont prévus pour le recrutement de conseillers numériques qui seront présents dans les tiers-lieux afin d’accompagner les usagers dans l’appropriation des outils numériques utiles à leur quotidien.
  • 4 millions d’euros sur 3 ans seront versés pour financer l’accompagnement des porteurs de projet et renforcer le maillage des réseaux régionaux.

Avec ces mesures, l’État prévoit qu’à l’horizon 2022, entre 500 et 1000 tiers lieux supplémentaires verront le jour, sur l’ensemble du territoire.

Face aux enjeux climatiques et sociaux, ces alternatives locales et responsables, à taille humaine, tendent à se développer. Elles représentent un véritable vecteur de sens pour une génération en quête d’épanouissement au travail.