Travail et santé mentale

De nombreuses études tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur l’augmentation des risques psychosociaux (RPS) ainsi que sur l’épuisement professionnel.

De nombreuses études tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur l’augmentation des risques psychosociaux (RPS) ainsi que sur l’épuisement professionnel. Pour la première fois à notre connaissance, un lien a été établi entre les risques psychosociaux et le trouble mental grâce à l’étude de la Fondation Pierre Deniker sur la santé mentale des actifs en France publiée en novembre 2018.

Chez les actifs, 26% des femmes et 19% des hommes présentent “une détresse orientant vers un trouble mental“, soit plus d’un actif sur cinq concerné. Au-delà de la souffrance au travail, cette étude dresse un état des lieux très préoccupant du risque de trouble mental qui nécessite une prise en charge médicale.

La Fondation Pierre Deniker a mis en lumière certaines catégories de salariés à hauts risques de basculement du simple mal-être vers la maladie mentale :

  • Les actifs ne parvenant pas à maintenir un équilibre entre vie privée et vie professionnelle (45%) ;
  • Les “aidants”, ces actifs ayant un proche nécessitant des soins particuliers, souffrant à 21% des sondés d’un manque de soutien de leur hiérarchie amplifiant ainsi leur détresse ;
  • Le sentiment de “perte de contrôle” concernant ces 35% des actifs travaillant plus de 50 heures par semaine ou 28% de ceux passant plus d’une heure et demie par jour dans les transports, etc.

L’étude a également mis en avant certains facteurs aggravants tels que “l’infobésité” (surcharge de l’information) et l’organisation de l’espace de travail, tel que le “Flex-office” pourtant si souvent loué. Au regard de cette étude, les managers et employeurs, à leur niveau, pourraient avoir un réel impact protecteur sur leurs salariés.

Références :

Article du Monde

Fondation Pierre Deniker