Vendredi Lecture | Travailler moins pour gagner plus

Véritable manifeste pour un changement radical de mode de vie et une meilleure gestion de sa productivité, le livre "La semaine de 4 heures : Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux !" affirme qu'il est possible de réduire de moitié sa charge de travail, tout en augmentant la rentabilité de son activité.

Avoir du temps pour soi, mieux gagner sa vie, voyager… Pour l’entrepreneur américain Timothy Ferriss, le rêve de tout à chacun est à portée de main. Véritable manifeste pour un changement radical de mode de vie et une meilleure gestion de sa productivité, le livre « La semaine de 4 heures : Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux ! » affirme qu’il est possible de réduire de moitié sa charge de travail, tout en augmentant la rentabilité de son activité. Mode d’emploi. 

Timothy Ferriss est un chef d’entreprise de 43 ans, auteur à succès, présentateur de télévision et maître de conférence à l’université de Princeton. En 2007, il écrit « La semaine de 4 heures: Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux ! », publié en France par les éditions Pearson, qui rencontre un succès international immédiat. Dans ce dernier, il raconte son parcours et en tire des leçons précieuses quant à la vision qu’il se fait de sa carrière professionnelle. Fondateur de l’entreprise de vente en ligne de compléments nutritionnels « BrainQUICKEN » en 2001, il travaille les premières années sans relâche, parfois plus de 12 heures par jour. Au bord du burn-out, il décide de (presque) tout quitter pour un roadtrip en sac à dos, mais continue en parallèle à gérer ses activités à distance. Il prend alors conscience de la possibilité de travailler beaucoup moins, sans pénaliser sa société.

Cocktail de la réussite

Son credo ? La richesse ne fait pas le bonheur, mais le fait d’avoir du temps libre, si. Ceux qui mettent en pratique cette philosophie, il les appellent les « nouveaux bienheureux ». Pour en faire partie, la recette miracle est, selon lui, de cesser de consacrer sa vie à son travail dans l’attente d’une hypothétique retraite. Ne plus se laisser surcharger par les tâches inutiles, automatiser, déléguer le plus possible… Voilà le cocktail de la réussite version Timothy Ferriss. Pour concocter ce dernier, les ingrédients requis sont les suivants :

. optimiser son temps, en ne se concentrant qu’aux 20% de tâches vraiment rentables 

. exploiter les opportunités liées à la mondialisation 

. voyager dans des pays où le niveau de vie est moins élevé, ce qui permet de n’avoir pas besoin d’augmenter sans cesse ses revenus

. utiliser les outils digitaux (assistants virtuels, logiciels de secrétariat etc.)

. externaliser ce qui n’est pas essentiel 

. faire une « diète » d’information, se détacher des nouvelles pessimistes qu’on lit chaque jour

. travailler moins, mais mieux

Repenser la richesse

L’autre clé de Timothy Ferriss, c’est de changer de regard sur la « richesse ». Un cadre qui empocherait 500 000 € par an en travaillant 80 heures par semaine serait en réalité moins bien loti qu’un « nouveau bienheureux » qui ne toucherait que 40 000 € par an, mais ne consacrerait que 20 heures par semaine à son travail – le revenu au taux horaire de ce dernier étant mathématiquement bien supérieur à celui du cadre. Mais dans les faits, à défaut d’être indépendant ou chef d’entreprise, comment s’accorder ce temps précieux prescrit par l’auteur ? En optant pour le télétravail, que Timothy Ferris voyait déjà en 2007 comme la grande solution pour renouer avec liberté et mobilité. Ironie du sort, ce qui est finalement bien en train de devenir la nouvelle norme va de pair avec une impossibilité quasi-totale de se déplacer… Quant aux idées de Timothy Ferriss, si elles frôlent plus d’une fois la naïveté, il n’en reste pas moins que le texte inspirera, en cette période incertaine, qui veut repenser profondément son rapport au travail, le rééquilibrer voire pourquoi pas, le bouleverser totalement.