Trisomie 21 et emploi : entre avancées et inégalités persistantes

En 2018, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel a été mise au point pour définir les droits des personnes en situation de handicap dans le domaine professionnel. Ce texte liste également les obligations des entreprises de plus de 20 salariés...

En 2018, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel a été mise au point pour définir les droits des personnes en situation de handicap dans le domaine professionnel. Ce texte liste également les obligations des entreprises de plus de 20 salariés : elles doivent embaucher des travailleurs handicapés à hauteur de 6% de l’effectif total.

Les solutions en faveur de l’accueil des personnes handicapées dans les entreprises

Dans leur recherche de travail, des associations ou un éducateur libéral viennent généralement en aide à la personne porteuse de trisomie 21. Afin de favoriser son intégration au sein d’une entreprise, divers aménagements peuvent être mis en place. Tout d’abord, le poste de travail doit être adapté au futur salarié.

Au-delà de l’aspect matériel, l’aide humainedes autres salariés de l’entreprise reste précieuse pour encadrer le nouvel arrivant et l’intégrer à l’équipe de manière bienveillante. Il est également possible de désigner un tuteur et de proposer une formation professionnelle adaptée. Enfin, le rythme de travail ne doit pas dépasser les 20 heures hebdomadaires, afin de prendre en compte la fatigabilité plus importante chez les porteurs de trisomie 21. 

Un sujet encore délicat en entreprise

Aujourd’hui, 39% des porteurs de trisomie 21 travaillent dans des ESAT (Établissements et services d’aide par le travail). Les autres sont embauchés généralement dans desdomainestels que l’hôtellerie, les espaces verts, l’entretien, les magasins d’alimentation, les associations ou encore l’administration publique. Cependant, les inégalités à l’embauche pour les personnes porteuses de cette anomalie génétique restent encore trop élevées. De nombreux employeurs sont toujours sceptiques et pensent que les contraintes d’intégration d’une personne handicapée sont trop importantes.

Force est de constater qu’il y a encore de grands progrès à effectuer dans ce domaine, à commencer par une sensibilisation à grande échelle pour enlever les a priori et mieux connaître le syndrome de Down. Une formation des équipes sur place est également préférable avant l’arrivée d’un salarié porteur de trisomie 21.

On estime aujourd’hui qu’un enfant trisomique naît chaque jour en France. Depuis la découverte de ce syndrome en 1959, le quotidien des personnes atteintes de trisomie 21 s’est largement amélioré. L’objectif principal est de leur apporter une plus grande autonomie et de permettre une inclusion plus facile dans le milieu professionnel. Mais la route est encore longue…