Turnover : la fidélité des collaborateurs est-elle impossible ?

Il n’est plus question d’accueillir un salarié les mains dans les poches, toute l’équipe doit mettre la main à la pâte, on parle alors d’onboarding

Le taux de rotation relativement élevé en France est avant tout le synonyme de contrats courts à répétition. Il est aussi relié aux secteurs. Ainsi, l’industrie et la construction connaissent un taux de rotation faible, lorsqu’il est au contraire élevé dans la restauration. 

En parallèle, il a aussi pour origine, dans certains cas, une mauvaise approche de part et d’autre – l’entreprise et le salarié – dès la période d’essai. Les ruptures de contrat pendant ce laps de temps, ou lors de la première année, proviennent aussi régulièrement des salariés eux-mêmes. Cela se vérifie notamment dans les secteurs en tension où certains profils très techniques sont particulièrement recherchés. Ceux-ci profitent alors de leur avantage pour « tester » les entreprises qui les recrutent grâce à la période d’essai. Or, pour les entreprises, chercher et trouver ce type de profil représentent un coût très important. Le fait de le voir passer la porte dans l’autre sens est donc un échec cuisant. Quelle est alors leur parade ? En premier lieu : un effort important sur la période d’intégration des nouvelles recrues. Il n’est plus question d’accueillir un salarié les mains dans les poches, toute l’équipe doit mettre la main à la pâte. On parle alors d’onboarding et d’un accueil aux petits oignons en compagnie d’un parrain ou d’une marraine, de rendez-vous DHR réguliers, et d’une liste complète du matériel à préparer. Autrement dit, dès qu’elle pose un pied dans l’entreprise, la nouvelle recrue doit comprendre qu’elle est attendue. La fidélité commence certainement ici.