Ces villes moyennes où il fait bon travailler

France Attractive a réalisé pour le magazine Le Point, le premier palmarès des villes les plus attractives pour les télétravailleurs

La période de confinement fut propice, et l’est encore aujourd’hui, à l’utilisation du télétravail dans les entreprises de toutes tailles. France Attractive a réalisé pour le magazine Le Point, le premier palmarès des villes les plus attractives pour les télétravailleurs.

Pour les besoins de l’étude, les villes étaient réparties en deux groupes distincts en fonction de leur nombre d’habitants. Le trio de tête regroupe les villes de Lille, Bordeaux et Lyon dans la catégorie des métropoles.

Les critères retenus pour ce classement expliquent la place de ces trois métropoles :

  • Connexion haut débit,
  • Nombre de lieux susceptibles d’accueillir les télétravailleurs (espaces de coworking etc),
  • Liaisons ferroviaires avec la capitale

Mais les grandes gagnantes de ce classement sont les villes moyennes qui, dans l’esprit des travailleurs français, regroupent tous les attraits de l’authenticité et de la modernité avec, dans le même temps, une adaptabilité aux besoins de communication modernes.

Calais, La Rochelle, Béthune… toutes ces villes atteignent le haut du classement et traduisent une mutation profonde des désirs des français, une rupture avec le tropisme exclusif des grandes villes pour la population active et pour les entreprises.

Les tarifs de l’immobilier, les critères de qualité de vie, de degré de pollution et de couverture par le réseau internet deviennent les atouts majeurs de ces agglomérations de taille intermédiaire qui ont su très tôt comprendre cet intérêt et se transformer.

Les maires communiquent désormais en masse sur les attraits de leurs cités et encouragent les installations de pôles attractifs pour les entrepreneurs : incubateurs de start-ups, campus connectés, espaces culturels …

L’Insee a publié, le 18 mai 2020, une étude selon laquelle 450 000 parisiens avaient désertés la capitale durant la période de confinement. Cette période a en effet ajouté aux traditionnels reproches faits à Paris (pollution, bruit, densité de population…) la dangerosité sanitaire ! Et les chiffres de toutes les études se recoupent : nous sommes en passe d’assister à un exode urbain inédit, qui ne sera certes sans doute pas massif, mais qui traduit un changement de priorités pour une part de la population active française.