Quand l’IA devient le patron

Et si la solution pour éviter la toute-puissance du chef, son arbitraire, ses biais cognitifs n’était autre que l’intelligence artificielle ?

Et si la solution pour éviter la toute-puissance du chef, son arbitraire, ses biais cognitifs n’était autre que l’intelligence artificielle ? C’est le pari fou lancé par Ray Dalio. Pour cet entrepreneur américain qui a créé et dirige Bridgewater, un des plus grands fonds d’investissement au monde, “les émotions nuisent au fonctionnement optimal de la machine humaine“. En 2017, il a donc initié un projet visant d’ici 5 ans à automatiser, via des algorithmes, l’ensemble des décisions de son entreprise, en matière d’investissement bien sûr mais aussi de recrutement, de promotion interne, de rationalisation des tâches… Une mission confiée à David Ferucci qui a travaillé sur le célèbre programme d’intelligence artificielle d’IBM, Watson. En attendant ce deus ex machina, l’expérience n’est pas du goût de tout le monde chez Bridgewater qui enregistre un fort taux de turn-over de ses effectifs. “Éviter l’affect, c’est nier le caractère indécidable de certains sujets et imposer un monde si rationnel qu’il n’y a plus de liberté“, commente le philosophe en entreprise Thibaut Brière pour qui “le meilleur des mondes n’est pas forcément le meilleur monde“.

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Nos valeurs
Au sein de l’Observatoire de la Compétence Métier, notre ambition première est de remettre l’humain au centre de l’équilibre des entreprises.

Depuis sa création, l’Observatoire de la Compétence Métier s’est donné pour mission de fédérer et d’informer les professionnels et les particuliers sur la nécessaire préservation et promotion de l’humain ainsi que de la compétence métier en entreprise. Nous sommes en effet convaincus que la compétence métier et l’expertise des femmes et des hommes qui composent l’entreprise se révèlent à long terme un patrimoine inestimable.

Notre ambition, au travers de nos publications, est d’affirmer avec conviction que ces valeurs sont le véritable patrimoine de l’entreprise, la réelle valeur ajoutée et surtout la meilleure protection contre les dérives actuelles que sont la standardisation, la vision court-termiste et le nivellement par le bas des logiques d’entreprise.