Contre la fatalité, le pari des compétences

C’est l’OCDE qui le dit : non seulement la France enregistre des performances médiocres en matière de développement des compétences, mais elle accuse des retards dans l’utilisation des compétences disponibles.

C’est l’OCDE qui le dit : non seulement la France enregistre des performances médiocres en matière de développement des compétences, mais elle accuse des retards dans l’utilisation des compétences disponibles. De fait, chaque année consacre le même paradoxe : d’un côté un important niveau de chômage, de l’autre des milliers d’entreprises qui ne trouvent pas de candidats.

Certes, ce phénomène des emplois non pourvus n’est pas une exception française. Mais, dans l’Hexagone plus que nombre d’autres pays, il trouve des appuis structurels et culturels solidement établis. Si elle veut démentir ce décrochage têtu entre offre et demande, la France n’a pas d’autre solution que d’investir dans le développement des compétences.
De gros efforts ont déjà été engagés par les pouvoirs publics. Côté enseignement général : rapprochement avec le monde des entreprises dès le secondaire et autonomisation des universités. Côté formation professionnelle : implication des partenaires sociaux dans la création et l’évaluation des programmes. Quant à la formation continue, elle fait l’objet d’une véritable refonte, visant à faciliter l’accès à des contenus tout au long de la vie et à faire des individus les acteurs de leur propre parcours.
Mais, en dépit des mesures actionnées, de réels déséquilibres demeurent : inégalités sociales d’accès à l’éducation et à la formation, faible attractivité de l’enseignement professionnel, piètre qualité de l’offre en formation continue.

Dans ce combat contre les emplois non pourvus, les entreprises ont un rôle majeur. Elles doivent rendre leurs postes plus attractifs, innover dans la mise en place de modèles plus flexibles, encourager les dispositifs mutualisés, miser sur la coopération avec les acteurs de l’éducation et de l’emploi.

Et poursuivre leur engagement dans la construction et l’animation d’un meilleur dialogue social. Car les verrous ne pourront sauter sans une véritable culture de la concertation.

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Nos valeurs
Au sein de l’Observatoire de la Compétence Métier, notre ambition première est de remettre l’humain au centre de l’équilibre des entreprises.

Depuis sa création, l’Observatoire de la Compétence Métier s’est donné pour mission de fédérer et d’informer les professionnels et les particuliers sur la nécessaire préservation et promotion de l’humain ainsi que de la compétence métier en entreprise. Nous sommes en effet convaincus que la compétence métier et l’expertise des femmes et des hommes qui composent l’entreprise se révèlent à long terme un patrimoine inestimable.

Notre ambition, au travers de nos publications, est d’affirmer avec conviction que ces valeurs sont le véritable patrimoine de l’entreprise, la réelle valeur ajoutée et surtout la meilleure protection contre les dérives actuelles que sont la standardisation, la vision court-termiste et le nivellement par le bas des logiques d’entreprise.