Guide de la formation professionnelle

Entre le CPF, le CEP, la VAE et tous les autres acronymes de la formation et des compétences, il y a de quoi se perdre ! Voici un guide des dispositifs actuels de formation pour mieux les connaître et actionner les bons leviers au bon moment.

Entre le CPF, le CEP, la VAE et tous les autres acronymes de la formation et des compétences, il y a de quoi se perdre ! Voici un guide des dispositifs actuels de formation pour mieux les connaître et actionner les bons leviers au bon moment.

Il existe des dizaines, voire des centaines, de plates-formes sur la formation professionnelle. Tout comme des sites très utiles qui répertorient toutes les structures et vous aident à mieux choisir votre formation. Mais parlons ici des dispositifs officiels – très nombreux et parfois peu lisibles – et des coups de pouce auxquels vous avez droit pour effectuer une formation qualifiante. Que vous soyez salarié, indépendant, au chômage, il existe toujours des solutions pour se former et monter en compétences.

Les dispositifs de formation si vous êtes salarié

À l’initiative de l’employeur ou bien du salarié, il est possible de mobiliser différents dispositifs pendant ou en dehors de ses heures de travail pour se former.

Le plan de développement des compétences via l’employeur 

Plus qu’un dispositif, il s’agit avant tout de regrouper l’ensemble des actions menées par l’entreprise pour aider ses salariés à monter en compétences. Mis en place depuis le 1er janvier 2019, à la place du plan de formation, il permet de différencier les formations de l’entreprise et celles à l’initiative du salarié.

Lorsqu’une entreprise met en place un plan de développement des compétences, le salarié est obligé de s’y soumettre. La formation a dans ce cas lieu pendant les heures de travail.

La promotion par l’alternance (Pro-A)

Au sein de l’entreprise une fois encore, il est possible de se former pour obtenir un poste plus élevé, et surtout faire face aux mutations technologiques. C’est en cela qu’a été mise en place en 2018 la « reconversion promotion par l’alternance, Pro-A ». L’employeur peut ainsi mieux gérer son personnel en fonction de ses besoins et des évolutions des métiers.

Le CPF de transition (ex-congé individuel de formation) (CIF)

Avec ce dispositif, un salarié peut s’absenter de son entreprise pendant ses heures de travail pour suivre une formation qui concerne ou non son métier actuel. Pour cela, il faut avoir au minimum 2 ans d’activité salariée derrière soi, et 1 an passé dans la même entreprise. Le salarié doit en outre envoyer une demande d’autorisation écrite à son employeur.

Les dispositifs de formation si vous êtes indépendant 

Toutes les professions indépendantes, quel que soit leur statut, cotisent pour la formation professionnelle au sein du CPF. Ils ont alors droit à un fonds d’assurance des travailleurs indépendants :

  • Pour les professions libérales : le FIF-PL (Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux)
  • Pour les professions libérales médicales : le FAF-PM (Fonds d’assurance de formation de la profession médicale)
  • Les commerçants : l’Agefice (Association de gestion du financement de la formation des chefs d’entreprise)
  • Etc. 

Comment les activer ? Il suffit de faire sa demande auprès du fonds correspondant à sa profession au moins un mois avant le début de sa formation. Sauf pour les travailleurs indépendants en profession libérale qui ont jusqu’à 10 jours après le premier jour de formation pour faire leur demande de financement.

Les dispositifs de formation si vous êtes en recherche d’emploi 

Les personnes inscrites à Pôle Emploi bénéficient, sous certaines conditions, d’une aide financière pour effectuer une formation qualifiante. Celle-ci peut les aider à monter en compétences sur leur métier ou bien à se reconvertir. 

Il faut pour cela s’en référer directement à son conseiller Pôle Emploi :

  • Si vous bénéficiez de l’ARE, après étude de la demande, la formation peut être validée dans le cadre d’un PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi). Lors de la formation, l’aide financière se poursuit à travers l’AREF (aide au retour à l’emploi formation).
  • Si vous ne percevez pas l’ARE, vous avez droit à la rémunération des formations de Pôle Emploi, là encore sous conditions d’acceptation.

Les formations spécifiques des personnes en situation de handicap 

Selon leur statut de salarié, d’indépendant ou en période de chômage, les personnes en situation de handicap bénéficient bien évidemment des mêmes droits que les autres. Mais en plus, des dispositifs spécifiques sont à leur disposition pour faciliter la mise en place et le suivi de leur formation :

  • Un contrat d’apprentissage dans un poste adapté 
  • Une formation dans une école de reconversion professionnelle 
  • Un stage pour définir son orientation 
  • Un stage de rééducation professionnelle suite à une maladie ou un accident

Pour tout le monde : 

Le CPF, le compte personnel de formation 

Ce dispositif universel de formation continue suit tous les actifs pour l’ensemble de leur carrière professionnelle. Il faut pour cela activer son compte en se rendant sur le site ou en téléchargeant l’application « mon compte formation ». S’affichera alors un montant en euros correspondant au crédit accordé pour réaliser une ou plusieurs formations.

À noter : si vous aviez encore des heures de formation sur le précédent dispositif, le DIF, vous avez jusqu’au 30 juin 2021 pour basculer vos heures DIF sur votre CPF.

Le CEP, conseil en évolution professionnelle 

Tous les actifs ont par ailleurs droit au CEP, le conseil en évolution professionnelle. Il s’agit d’un accompagnement gratuit pour faire un bilan de sa situation et mettre en œuvre un véritable projet professionnel. Les organismes habilités sont Pôle Emploi, l’APEC, les missions locales, etc.

Ce dispositif se distingue du bilan de compétences car ce dernier est dispensé par des organismes privés. Le but est néanmoins le même, mais le bilan de compétences peut durer plus longtemps.

La validation des acquis de l’expérience (VAE) 

La VAE n’est pas une formation en tant que telle, mais une certification des aptitudes professionnelles. Elle a l’avantage de s’adresser à toute personne qui a exercé une activité professionnelle d’au moins 1 an à temps complet (activité salariée ou non, bénévolat). Les sportifs de haut niveau et les élus sont également concernés. Dans tous les cas, la certification ne pourra être accordée que sur des compétences mises en œuvre dans ces domaines. 

La Validation des acquis de l’expérience peut être financée directement par le compte personnel de formation (CPF). Il est également possible de demander une participation financière à son employeur, à un opérateur de compétences (OPCO) ou au conseil régional.

Certes, il est parfois compliqué de faire la différence entre tous ces acronymes. Mais connaître toutes les solutions qui s’offrent à soi au cours de sa carrière professionnelle, pour évoluer ou changer de métier, est essentiel.

Nos valeurs
Au sein de l’Observatoire de la Compétence Métier, notre ambition première est de remettre l’humain au centre de l’équilibre des entreprises.

Depuis sa création, l’Observatoire de la Compétence Métier s’est donné pour mission de fédérer et d’informer les professionnels et les particuliers sur la nécessaire préservation et promotion de l’humain ainsi que de la compétence métier en entreprise. Nous sommes en effet convaincus que la compétence métier et l’expertise des femmes et des hommes qui composent l’entreprise se révèlent à long terme un patrimoine inestimable.

Notre ambition, au travers de nos publications, est d’affirmer avec conviction que ces valeurs sont le véritable patrimoine de l’entreprise, la réelle valeur ajoutée et surtout la meilleure protection contre les dérives actuelles que sont la standardisation, la vision court-termiste et le nivellement par le bas des logiques d’entreprise.