Anaïs Ramnoux

Chargée de marketing chez Primobox

Portraits de femmes et d'hommes qui ont eu l’opportunité de s’engager dans du mécénat de compétences. Ils nous font part de leurs expériences

Chargée de marketing chez Primobox, éditeur de logiciels bordelais.

“Ce type d’engagement donne encore plus envie de s’investir dans son travail

Depuis 2019, elle soutient l’association Action Emploi Réfugiés grâce à la politique de mécénat de compétences particulièrement engagée et généreuse de son entreprise.

“La première condition pour qu’un mécénat de compétences soit réussi est que la direction mais aussi l’ensemble de l’encadrement adhèrent totalement à la démarche“, note d’emblée Anaïs Ramnoux, animatrice d’ateliers depuis juin 2019 à l’association Action Emploi Réfugiés. En l’occurrence, la chargée de marketing de Primobox, éditeur bordelais de logiciels de dématérialisation de documents et de signature électronique, peut compter sur l’engagement de son PDG, Ludovic Partyka. 

 

Après avoir proposé en 2019 à ses salariés de bénéficier de dix jours par an pour soutenir une association via du mécénat de compétences, le patron de Primobox, société labellisée Entreprise Numérique Responsable (ENR), a carrément institué depuis janvier 2020 un engagement illimité en temps à tous les collaborateurs qui le souhaitent. “En fait, tout le monde s’autogère et personne n’abuse. C’est une marque de confiance très forte de la part de la direction“, constate non sans fierté Anaïs Ramnoux.

Un engagement avant tout personnel

Aujourd’hui, comme elle, 8 autres collaborateurs parmi les 43 qu’emploie Primobox offrent de leur temps pendant leurs heures de travail payées par l’entreprise à une association comme Action Emploi Réfugiés, La FabriK à DécliK ou La Cravate Solidaire, toutes référencées à la fondation territoriale Bordeaux Mécènes Solidaires que soutient Primobox.

Si Anaïs Ramnoux a choisi d’aider Action Emploi Réfugiés, c’est pour des raisons qui lui sont toutes personnelles : “mes grands-parents maternels étaient des immigrés italiens. Je suis donc sensible aux personnes déracinées qui ne connaissent ni la langue ni les codes de leur pays d’accueil et qui n’y sont pas toujours les bienvenues. Pour que son engagement soit efficace et pérenne, je pense qu’il est important de choisir une cause qui fasse écho à ce que l’on est, à ce que l’on croit“. 

Concilier vie professionnelle et vie associative 

En un peu plus d’un an, elle a déjà épaulé une cinquantaine de réfugiés dans leur recherche d’emploi (rédaction et diffusion de CV, simulation d’entretien d’embauche…). “Cette aide concrète est extrêmement gratifiante car elle permet de redonner confiance à des personnes souvent très démunies. C’est aussi parfois difficile car il faut accompagner ceux qui doivent faire une croix sur leur vie d’avant comme un professeur d’histoire érythréen, dont le métier était sa passion, qui a du complétement changer d’orientation“. 

Bénévole à la Croix Rouge lors qu’elle était étudiante, Anaïs Ramnoux a trouvé dans le mécénat de compétences le moyen de concilier sa vie professionnelle avec une vie associative. “Quand on rentre à 20h du travail, on n’a pas toujours l’envie de ressortir pour aller soutenir une association qui de toute façon offre peu d’occasions de s’engager à ces heures-là“. Enfin, pour elle, soutenir une telle démarche de la part de l’entreprise est un moyen très efficace de motiver ses salariés et de donner du sens à leur activité professionnelle : “personnellement, ce type d’engagement me donne encore plus envie de m’investir dans mon travail.

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Portrait écrit par

Alain Delcayre