Nathalie Rondeau

Manager Développement Durable

Portraits de femmes et d'hommes qui ont eu l’opportunité de s’engager dans du mécénat de compétences. Ils nous font part de leurs expériences

Manager Développement Durable au sein du cabinet d’audit et de conseil KPMG France

“On sous-estime trop souvent l’utilité de ses propres compétences

Pour sa première expérience en mécénat de compétences, Nathalie Rondeau, Manager Développement Durable chez KPMG France, a partagé son expertise de consultante avec l’association Orée, un réseau d’acteurs engagés en faveur de l’environnement.

Le mécénat de compétences peut parfois intimider. “Souvent on pense que ce n’est pas pour soi, qu’on n’a pas les compétences suffisantes. C’est d’ailleurs généralement le principal frein pour s’engager. Mais on comprend vite qu’il ne s’agit pas d’avoir la science infuse sur tel ou tel sujet. Les connaissances que l’on a s’avèrent souvent très utiles aux autres. Il faut simplement avoir envie de les partager“. 

Le même niveau d’exigence et d’engagement 

Nathalie Rondeau, Manager Développement Durable au sein du cabinet d’audit et de conseil KPMG France, a eu l’opportunité de s’engager dans du mécénat de compétences grâce à une collègue. “À travers la Fondation KPMG qui identifie les besoins de diverses associations et constitue des équipes de volontaires au sein du cabinet pour y répondre, cette collègue a repéré l’association Orée qui conseille les entreprises dans leur politique environnementale notamment en matière de biodiversité et d’économie circulaire. Le besoin consistait à restructurer et réorienter sa stratégie, une compétence que nous maîtrisons“, explique Nathalie Rondeau qui s’est donc lancé avec sa collègue et un autre collaborateur du groupe issu du pôle IT pour accompagner l’association. 

De mars à septembre 2020, les trois salariés ont mené une consultation auprès des administrateurs et adhérents de l’association. “Cela a permis de présenter une base de réflexion aux responsables de l’association à travers le regard neutre d’intervenants extérieurs“, souligne la consultante de KPMG qui a apprécié l’exercice où le dialogue est plus ouvert et direct qu’avec un client classique. “Après avoir établi un cadre clair où l’on dit ce que l’on fait et ce que l’on ne fait pas, il est essentiel de traiter ce genre de mission comme un projet que l’on aurait à mener dans le cadre de son travail avec le même niveau d’exigence et d’engagement“.

Décloisonner les services en interne

Chez KPMG, les conditions d’engagement des collaborateurs dans des missions de mécénat de compétences sont déterminées au cas par cas et calculer en temps passé. En l’occurrence, pour la mission Orée, Nathalie Rondeau et ses deux collègues se sont vu attribuer 12 à 13 jours de mis en disponibilité. “La Fondation KPMG échange systématiquement avec les supérieurs hiérarchiques des collaborateurs qui s’investissent dans ces missions. Cela permet de bien préparer et valoriser leurs actions“, note Nathalie Rondeau qui estime que ce type d’opération renforce la notoriété et l’image de l’entreprise. “Cela permet aussi de décloisonner les services. On étoffe et enrichit son propre réseau interne en collaborant à des actions qui sortent du cadre habituel via le mécénat de compétences mais aussi les autres actions proposées par le cabinet (éco gestes, programmes en zone d’éducation prioritaires, entrepreneuriat inclusif…)“.Enthousiasmée par cette première expérience, Nathalie Rondeau ne compte pas s’arrêter là. À l’automne 2020, elle et ses deux collègues devaient reprendre contact avec l’association Orée pour poursuivre leur collaboration : “l’idée est de les aider à analyser les résultats de la consultation que nous avons menée et de les accompagner au niveau méthodologique pour la définition de leur nouvelle stratégie“.

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Portrait écrit par

Alain Delcayre