Alexandre Thouzeau

Experts du marché du travail, pouvoirs publics et écoles de formation ne cessent de leur prédire un avenir radieux, les métiers de l’écologie ont le vent en poupe. Mais en quoi consistent ces nouvelles professions et qui sont ces pionniers de l’économie verte ?

Après son diplôme d’ingénieur agronome à VetAgro Sup de Clermont-Ferrand et un Erasmus au Danemark en « sciences environnementales », Alexandre Thouzeau, "naturaliste dans l’âme", se lance dans un Master 2 à l’IEGB de Montpellier pour se spécialiser dans l’ingénierie de l’écologie et la gestion de la biodiversité.

Une formation qui lui permet de passer un an en Nouvelle-Calédonie en VSC (Volontariat Service Civique) à l’Institut Agronomique Néo-Calédonien. De retour dans la métropole en 2013, il occupe son premier poste au sein de la société d’énergies renouvelables RES à Avignon en qualité de chargé d’affaires environnement. “Je travaillais sur la prise en compte des impacts environnementaux des projets solaires et éoliens“, souligne Alexandre Thouzeau. Depuis juillet 2018, il a rejoint Quadran, producteur français d’électricité verte à Béziers. “En tant qu’ingénieur écologue, je suis le référent pour toutes les questions liées à la biodiversité sur les projets éoliens et solaires pour réduire les impacts ou les compenser notamment sur la faune : oiseaux, chauve-souris…“, explique le jeune trentenaire. Récent, ce métier reste encore à défricher : il planche ainsi sur des dossiers de R&D, comme ce projet sur l’optimisation de la réglementation des éoliennes pour réduire la mortalité des chiroptères. “Mon objectif à terme est de devenir responsable d’un service environnement dans une entreprise comme Quadran ou au sein d’un bureau d’études en écologie“, conclut-il.

Portrait écrit par

Alain Delcayre