Alternance : en quoi cela consiste et à qui est-elle destinée ?

Si jusque-là, l’alternance était destinée aux contrats d’apprentissage et aux contrats de professionnalisation qui concernent avant tout les jeunes, elle s’est ouverte aux salariés en CDI dans certaines situations depuis 2018.

L’alternance est considérée comme une passerelle vers l’emploi efficace puisqu’elle intègre à la fois la théorie et la pratique sur un temps plus ou moins égal. Si jusque-là, l’alternance était destinée aux contrats d’apprentissage et aux contrats de professionnalisation qui concernent avant tout les jeunes, elle s’est ouverte aux salariés en CDI dans certaines situations depuis 2018.

Définition de la formation par l’alternance

L’alternance consiste à prendre des cours dans un centre de formation et à travailler au sein d’une entreprise en tant que stagiaire ou salarié. Ce type de parcours est un accord tripartite entre le candidat, l’école de formation et l’entreprise.

L’alternant doit être suivi au sein de l’entreprise et l’école doit quant à elle être tenue au courant de l’apprentissage pratique. De son côté, l’alternant s’engage à se rendre aux cours et dans l’entreprise comme un employé « standard » et à réaliser les tâches qui lui sont demandées.

Le mode de l’alternance est ainsi vu comme un moyen efficace pour un jeune d’intégrer le monde de l’entreprise, tout en étant suivi par ailleurs. Les contrats en alternance favorisent ainsi l’accès à l’emploi.

L’alternance par le contrat d’apprentissage

Un contrat d’apprentissage est un mode d’alternance qui concerne les jeunes de 16 à 30 ans. Il existe néanmoins des exceptions :

  • Jusqu’à 35 ans s’ils préparent un diplôme supérieur à celui qu’ils ont déjà obtenu. Ou si un précédent contrat a été rompu suite à des événements qui ne dépendent pas d’eux.
  • Sans limite d’âge pour les personnes en création ou reprise d’entreprise.
  • Ainsi que pour les travailleurs en situation de handicap et les sportifs de haut niveau.

Contrairement à certaines idées reçues, un contrat d’apprentissage peut s’effectuer dans tout type d’entreprise (artisanale, commerciale, profession libérale, fonction publique, etc.)

La durée du contrat est décidée entre les trois parties concernées. Le temps passé en entreprise et dans le centre de formation des apprentis (CFA) peut varier.

Quant à la rémunération, elle est inscrite dans un barème basé sur le montant du SMIC, qui prend en compte l’année de l’apprentissage et l’âge de l’apprenti. Les plus de 26 ans touchent cependant 100 % du SMIC.

L’alternance par le contrat de professionnalisation

En place depuis 2004, un contrat de professionnalisation se distingue d’un contrat d’apprentissage à différents égards :

  • Il est dédié aux jeunes de 16 à 25 ans, mais aussi aux demandeurs d’emploi ayant plus de 26 ans. Les bénéficiaires des allocations (RSA, ASS, AAH) ou en Contrat Unique d’Insertion ont également droit à ce dispositif.
  • Le contrat de professionnalisation vise par ailleurs à répondre aux besoins des entreprises et des branches professionnelles. Il est donc directement lié à l’évolution des métiers.
  • La partie formation théorique et évaluation peut être dispensée par l’entreprise elle-même.

Selon les résultats d’une étude de la DARES en 2018, 235 400 embauches ont eu lieu en contrat de professionnalisation, en augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente. 74 % des contrats sont signés par des jeunes de moins de 26 ans, mais les autres catégories sont en hausse, avec 26 % de plus de 26 ans. Enfin, 80 % des contrats sont conclus dans le secteur tertiaire.

L’alternance Pro-A pour les salariés

On a trop souvent limité l’alternance à des contrats pour les jeunes. Or il existe une solution depuis 2018 qui favorise la montée en compétences des salariés, quel que soit leur âge.

La promotion ou reconversion par alternance, appelée plus communément « Pro-A » vise ainsi à former les salariés pour répondre aux mutations du travail. Elle s’adresse aux actifs (salariés en CDI, en Contrat Unique d’Insertion en CDD, salariés placés en activité partielle, sportifs et entraîneurs en CDD) dont le niveau de qualification n’est pas adapté pour se maintenir dans l’emploi ou évoluer.

Comme pour un contrat d’apprentissage, la partie théorique se déroule en centre de formation pendant ou en dehors des heures de travail, et la partie pratique en entreprise avec un tuteur désigné par l’employeur. À la suite de cette formation, qui dure de 6 à 12 mois (24 mois maximum dans certains cas), les apprenants obtiennent une certification professionnelle.

La Pro-A se définit aussi comme un tremplin pour l’employeur qui peut dès lors mieux anticiper les mutations technologiques et les évolutions économiques.

Comment entamer un cursus en alternance ?

  • Pour un contrat d’apprentissage : il faut s’inscrire dans un centre de formation pour apprentis (CFA) et, dans le même temps, trouver un employeur qui sera d’accord pour signer le contrat. Mais si le jeune ne trouve pas immédiatement un employeur, il peut tout de même s’inscrire dans son centre de formation. Il aura alors six mois pour trouver une entreprise, avec l’aide du centre cette fois.
  • Pour un contrat de professionnalisation : toute entreprise du secteur privé peut embaucher un jeune en contrat de professionnalisation. Le candidat doit donc chercher une entreprise pour l’accueillir ou répondre aux annonces précisant ce dispositif.
  • Pour une Pro-A : ce mode d’alternance se déroule directement au sein de l’entreprise. La demande peut être effectuée par l’employeur ou par le salarié lui-même. Lorsque l’entreprise met en place ce projet, elle le fait à travers son plan de développement des compétences. Elle peut en parallèle faire appel à son OPCO (opérateur de compétences).

Quels sont les avantages de l’alternance ?

Pendant longtemps, l’apprentissage et les contrats en alternance étaient mal considérés, avant tout par méconnaissance de ces dispositifs. Or le fait de travailler en entreprise et de suivre une formation en parallèle offre bien des avantages à différents profils qui peuvent ainsi mieux s’intégrer au sein d’une entreprise, tout en bénéficiant d’acquis théoriques.

Nos valeurs
Au sein de l’Observatoire de la Compétence Métier, notre ambition première est de remettre l’humain au centre de l’équilibre des entreprises.

Depuis sa création, l’Observatoire de la Compétence Métier s’est donné pour mission de fédérer et d’informer les professionnels et les particuliers sur la nécessaire préservation et promotion de l’humain ainsi que de la compétence métier en entreprise. Nous sommes en effet convaincus que la compétence métier et l’expertise des femmes et des hommes qui composent l’entreprise se révèlent à long terme un patrimoine inestimable.

Notre ambition, au travers de nos publications, est d’affirmer avec conviction que ces valeurs sont le véritable patrimoine de l’entreprise, la réelle valeur ajoutée et surtout la meilleure protection contre les dérives actuelles que sont la standardisation, la vision court-termiste et le nivellement par le bas des logiques d’entreprise.