RSE : il n’est jamais trop tôt pour mieux faire

La RSE en 2020, c’est comme le digital en 2001...

La RSE en 2020, c’est comme le digital en 2001…

Qui apprécierait aujourd’hui de commencer à travailler dans une entreprise sans qu’on lui fournisse d’accès à un logiciel de visioconférence, ni d’instructions pour accéder à la documentation numérique utile à son nouveau métier ?

D’abord perçues comme innovantes et audacieuses, les pratiques digitales sont rapidement devenues la norme. Et les entreprises à la traîne sont forcées d’investir pour réduire une fracture numérique qu’elles paient déjà en points de parts de marché et de productivité.

Le confinement a encore accéléré cette digitalisation des entreprises. Mais les crises liées au Covid-19 ont aussi mis un coup de projecteur sur les enjeux de “Responsabilité Sociétale des Entreprises” (RSE). Néanmoins, à bien des égards, on peut considérer que la mise en oeuvre de la RSE dans les entreprises en est aujourd’hui au point où était leur “transformation digitale” en 2001 :

  • Tout le monde dit que c’est une priorité, mais peu d’entreprises en font une urgence.
  • Des experts atypiques commencent à trouver leur place dans les entreprises, mais on leur fournit encore rarement les moyens de leurs objectifs.
  • Quelques territoires d’application populaires (“réduire la production de CO2” pour la RSE en 2020, comme “développer le e-commerce” pour le digital en 2001) évitent de s’attaquer au coeur du sujet : la transformation systémique des organisations.

Pourtant, un faisceau de signaux faibles projette un message clair : l’entreprise des années 2020 sera responsable de son impact ou ne sera pas (en grande forme). Ainsi, sondages après sondages, on constate que les talents de demain n’accepteront de s’engager que pour des entreprises qui ont un impact positif sur la société. Des phénomènes comme l’application Yuka démontrent que les consommateurs s’informent et se tournent vers les produits vertueux. Le législateur n’est pas en reste, avec la mise en place de multiples mesures contraignantes (comme l’index d’égalité salariale entre les femmes et les hommes) ou incitatives (comme la formalisation du statut d’entreprise à mission). Et même la finance joue le jeu, avec le développement de l’investissement “à impact” et le suivi de plus en plus rigoureux d’indicateurs sociaux et environnementaux par les investisseurs “traditionnels”.

Les crises sanitaires, sociales et économiques provoquées par le Coronavirus ne font qu’amplifier cette tendance. Alors, par où commencer ? Ou comment accélérer ?

La RSE interne : premier levier de transformation sociétale

En développement personnel, il est acquis qu’il faut d’abord prendre soin de soi-même pour pouvoir prendre soin des autres. De même, pour qu’une entreprise puisse faire adhérer ses équipes à des projets de transformation positive, il est préférable qu’elle commence par interroger son impact “interne”.

Où en sommes-nous sur la prévention des discrimination (de genre, du handicap, intergénérationnelle, LGBT, etc.) et du harcèlement (sexuel et moral) ? Que faisons-nous pour promouvoir un comportement écologique sur le lieu de travail ? Et pour l’équilibre des temps de vie ?

Sensibiliser sur ces sujets de RSE interne, c’est déjà agir. Le dernier baromètre IFOP sur l’inclusion LGBT en entreprise montre ainsi que les salarié(e)s LGBT ont plus de facilité à assumer leur identité sexuelle au travail quand leur entreprise envoie des signaux favorables à l’inclusion LGBT.

Si, en plus, on permet aux collaborateurs et aux collaboratrices d’exprimer leurs attentes et idées sur chaque sujet, on se met en position de déployer des actions internes vraiment efficaces et engageantes. Et quel meilleur terreau que cette dynamique de transformation interne pour cultiver un engagement externe cohérent et authentique ?

La jeune pousse Remixt a donc décidé d’en faire sa mission : faciliter la communication en entreprise sur les sujets sociétaux qui concernent chaque salarié(e).

Avec sa base de contenus pédagogiques ludiques (dont les épisodes de la web-série exclusive “Paléo & Co”) et sa technologie de sondages cryptés (pour mesurer finement les attentes des salarié(e)s, tout en garantissant l’anonymat des contributions), la plateforme Remixt permet aux entreprises de toutes tailles, sujet après sujet, de démarrer ou d’amplifier leur transformation sociétale.

Auteur : Patrice Bonfy

Nos valeurs
Au sein de l’Observatoire de la Compétence Métier, notre ambition première est de remettre l’humain au centre de l’équilibre des entreprises.

Depuis sa création, l’Observatoire de la Compétence Métier s’est donné pour mission de fédérer et d’informer les professionnels et les particuliers sur la nécessaire préservation et promotion de l’humain ainsi que de la compétence métier en entreprise. Nous sommes en effet convaincus que la compétence métier et l’expertise des femmes et des hommes qui composent l’entreprise se révèlent à long terme un patrimoine inestimable.

Notre ambition, au travers de nos publications, est d’affirmer avec conviction que ces valeurs sont le véritable patrimoine de l’entreprise, la réelle valeur ajoutée et surtout la meilleure protection contre les dérives actuelles que sont la standardisation, la vision court-termiste et le nivellement par le bas des logiques d’entreprise.