B.Corp, plus qu’un label, une philosophie

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B.Corp, plus qu’un label, une philosophie

17 mai 2022

Ulule, La Marque en moins, La Ruche qui dit oui… Ces trois marques-là ainsi que 150 autres sont labellisées B.Corp, le macaron qui crédibilise l’engagement sociétal et environnemental des entreprises qui le décrochent. Outil de communication à part entière pour asseoir une image de marque, B.Corp sert à la fois une culture d’entreprise, un modèle d’organisation et des intérêts financiers.

Un label fédérateur et exigeant

Né aux Etats-Unis en 2006 et importé en France en 2015, le label B.Corp a établi 200 critères qui permettent aux entreprises de mesurer leurs actions à impact positif. Avant de rentrer dans le processus de certification, il faut pouvoir répondre favorablement à au moins 80 points mentionnés dans l’audit gratuit mis en ligne par l’association B.Lab. Consulté par plus de 50 000 entreprises dans le monde entier, cet outil offre un premier état des lieux aux marques qui souhaitent améliorer les standards B.Corp reposant sur 5 piliers : la gouvernance, le bien-être des collaborateurs, la collectivité, l’environnement et la gestion des clients. Autrement dit, le bon traitement de tout l’écosystème auquel fait appel l’entreprise pour se développer. La note obtenue est rendue publique sur le site du label. Intégrer la communauté B.Corp, c’est s’entourer de partenaires qui adhérent aux mêmes valeurs que vous, sur lesquels vous pouvez compter. Une entraide qui se concrétise par la signature de leur déclaration d'interdépendance au moment de la certification. Quand appartenir à un réseau façonne l’identité d’une marque.

Un sésame en matière de communication et de croissance

Certes, le processus de certification traîne parfois en longueur, en plus d’avoir un coût (entre 1 000 et 50 000 € par an en fonction du chiffre d’affaires de l’entreprise) mais il vaut sans doute mieux que plusieurs campagnes de pub. Le label étant lui-même bien marketé, la certification permet une économie de discours auprès des clients, des futurs collaborateurs et des investisseurs responsables. Si à l’heure actuelle, le label manque encore de résonance auprès des consommateurs, à terme, il pourrait avoir un “effet Yuka”, argument utilisé dans plusieurs campagnes pour valider l’impact positif du produit sur la santé des utilisateurs. Côté talents, quand on sait que 94 % des cadres ont besoin d’exercer un métier dans une entreprise dont le projet a du sens, selon une étude réalisée par l’Apec fin 2020, rejoindre une B.Corp signifie que l’entreprise veille aussi bien à la satisfaction des collaborateurs qu’à la minimisation de l’empreinte carbone de leur activité. Le label contribue également à réconcilier éco-responsabilité des entreprises et profits. Avec l’explosion des fonds labellisés ISR (Investissements Socialement Responsables) qui collectent désormais plus que les fonds classiques. Selon l’observatoire Quantalys, en 2021, les fonds ISR absorbaient 67 % de la collecte totale réalisée, soit 280 milliards d’euros. Une entreprise B.Corp dans un portefeuille de fonds ISR lui apporte davantage de crédit vis-à-vis des investisseurs. Preuve de confiance, d’engagement et de transparence, l’obtention du label donne à l’entreprise une solide carte de visite pour développer sa croissance.