Les français et la RSE : entre désir de transparence et velléité d’engagement

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Les français et la RSE : entre désir de transparence et velléité d’engagement

20 octobre 2022

Dans un sondage publié par l’IFOP pour le Cercle de Giverny, en septembre 2022, un échantillon de 1 023 personnes représentatif de la population française de plus de 18 ans a été interrogé sur le regard qu’elle pose sur les questions de RSE.

Désir de transparence et d’engagement, telles sont les conclusions que nous enseignent cette étude.

La transparence : un élément central en matière de RSE

Pour 88 % des sondés, les entreprises européennes devraient avoir une obligation de publication de leurs données environnementales. Dans les mêmes proportions, une très large majorité de français estime que les données environnementales des entreprises et des institutions françaises devraient être rendu publiques et consultables.

Le corolaire immédiat de ce besoin de transparence se retrouve dans ce même sondage : 73 % des français se déclarent prêts à privilégier, pour leurs achats, des marques ayant mis en avant de bons chiffres en termes d’impact environnemental. Pour la jeune génération notamment, ce critère de choix de consommation apparait de plus en plus déterminant.

Au-delà de la question environnementale la dimension sociale motive également les consommateurs dans les mêmes proportions selon les résultats de l’étude. En effet, 60 % des sondés se déclarent également favorables à l’évaluation de l’inclusion et de la diversité (orientation sexuelle, genre, minorités ethniques, handicap…) dans les campagnes publicitaires en France.

Tous ces chiffres traduisent un besoin absolu de transparence réclamé par la société mais, les demandes d’engagements profonds et concrets des entreprises est une attente tout autant significative pour les sondés.

Une demande d’engagement concret des entreprises

Le premier outil d’engagement concret mis en lumière par le sondage est la volonté de près de 75 % des sondés de voir des heures de formations CPF-TP supplémentaires octroyées aux salariés en ce qui concerne les métiers « verts ».

Tout aussi concret, les français souhaitent dans une très grande proportion (80 %) que les sites de e-commerce proposent de manière systématique une offre circulaire, c’est-à-dire une offre de produits de seconde main, reconditionnés ou ayant été réparés ou partiellement recyclés. Ce même critère de la circularité devrait également, pour 87 % des personnes interrogées, donner naissance à un taux de TVA minoré.

Tous ces aspects concrets sont notamment plébiscités par les plus jeunes.

Plus largement, la RSE est envisagée comme un vecteur d’amélioration des phénomènes d’anxiété qui se multiplient dans les entreprises. Pour lutter contre ce fléau, les sondés privilégient la mise en place de formations pratiques, la mise en place dans les structures de sessions de mentorat et de tutorat pour venir en aide aux salariés en souffrance.

Télécharger l’étude complète