Travailler en indépendant : avantages et inconvénients

On dénombre aujourd’hui plus de 3,1 millions de travailleurs indépendants en France, et près de 26 millions au sein des 27 États membres. Et avec les conséquences de la crise sanitaire, notamment le recours massif au télétravail, de nombreux salariés envisagent de se lancer à leur compte.

D’après Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, on dénombre aujourd’hui plus de 3,1 millions de travailleurs indépendants en France, et près de 26 millions au sein des 27 États membres. Et avec les conséquences de la crise sanitaire, notamment le recours massif au télétravail, de nombreux salariés envisagent de se lancer à leur compte. Cependant, ce statut ne peut certainement pas convenir à tout le monde. Alors comment savoir si l’on est fait(e) pour ce “nouveau” mode de travail ? Avant de franchir le pas, il convient de connaître les avantages et les inconvénients des travailleurs indépendants (hors professions réglementées)…

Travailleur indépendant : les avantages

Pas de supérieur hiérarchique

C’est souvent l’argument cité en premier… par les salariés lassés par leur hiérarchie. Car le freelance est son « propre patron ». Il n’a de compte à rendre à aucun manager et n’est subordonné à personne. Une situation idyllique qui reste toutefois largement à nuancer, comme nous le verrons ci-après.

Agenda et horaires de travail à la carte

Il s’agit là d’une conséquence du point précédent. Le travailleur indépendant possède en effet une grande liberté dans le choix de ses horaires. Il peut, par exemple, décider de ne jamais se lever le matin, si cela n’entrave pas le bon déroulement de ses missions. De même, il peut choisir de ne pas travailler certains jours, s’il ressent l’envie de vaquer à d’autres occupations, de passer du temps avec sa famille… Car le freelance est généralement évalué sur ses résultats, et non sur la quantité de travail abattue.

Liberté dans le choix des clients et des projets

Lorsqu’on est salarié, il est rare de pouvoir refuser de collaborer avec un collègue, un partenaire ou un client. Au contraire, le travailleur indépendant possède toute latitude pour sélectionner ses projets. La mission ne l’intéresse pas ? Le courant ne passe pas avec le client ? Il lui suffit de dire non et de passer à autre chose. À condition, bien sûr, de pouvoir déjà subvenir à ses besoins…

Une rémunération potentiellement attractive

Le freelance fixe lui-même ses prix. Par conséquent, s’il jouit d’une certaine réputation dans son domaine, il peut pratiquer des tarifs élevés pour ses prestations. Et s’il arrive à convaincre plusieurs clients, ses revenus peuvent croître rapidement. Il n’est donc pas dépendant d’un entretien annuel ni de l’accord d’un supérieur pour voir sa rémunération augmenter. De plus, il bénéficie d’un régime fiscal particulier, qui s’avère souvent avantageux par rapport à un salaire amputé des charges sociales et patronales.

Travailleur indépendant : les inconvénients

Pas de subordination, mais…

Comme on l’a vu, travailler en indépendant permet de s’affranchir de supérieurs hiérarchiques. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’on travaille en totale autonomie. Car il existe une dépendance forte à un autre type de donneurs d’ordres : les clients. Et dans certains cas, la situation peut s’avérer aussi pesante qu’avec un management inadapté. Et pour cause : les clients n’ont généralement pas pour objectif d’assurer le bien-être professionnel de leur prestataire, mais d’obtenir des résultats. D’où l’importance cruciale de bien les choisir.

Pas de travail, pas de revenus

Si un freelance peut travailler uniquement quand il en a envie, il reste cependant soumis à une équation simple : s’il ne produit rien, il ne gagne pas d’argent. Il n’a donc pas forcément la possibilité de se reposer quand il en ressent le besoin. Et, à l’instar d’un salarié, il n’est pas épargné par la pression des deadlines.

Instabilité et incertitudes

De plus, même s’il travaille d’arrache-pied, le freelance possède peu de garanties quant à ses revenus. Ces derniers varient fortement, en fonction du nombre de clients signés, sans pouvoir profiter du confort d’un salaire fixe tombant tous les mois. En général, il s’agit de la principale préoccupation des travailleurs indépendants : vais-je gagner suffisamment d’argent le mois prochain ? Il existe donc une part de risque inhérente au statut, en particulier au début. Sans filet de sécurité, il peut alors être tentant de renoncer lorsque subviennent, inévitablement, les premières difficultés.

Une entreprise à gérer seul(e)

Par conséquent, au-delà de son cœur de métier, le travailleur indépendant doit également assurer le rôle de commercial. Et ce n’est pas la seule responsabilité qui lui incombe. En effet, étant seul à la barre de son entreprise, il lui revient également de s’occuper des démarches administratives, de gérer la facturation, d’assurer le suivi des paiements… Et il va sans dire que ce temps passé n’est pas directement rémunéré.

Une couverture sociale limitée

Par ailleurs, si le freelance jouit d’un régime fiscal spécifique, cela se ressent dans les prestations sociales dont il bénéficie. Pas de congés payés, ni de mutuelle, un accès limité à l’assurance chômage… Autant d’avantages qu’on peut finir par oublier lorsqu’on est salarié(e) tant ils paraissent habituels. Au contraire, pour un indépendant, il est primordial d’en tenir compte au moment de fixer ses prix.

Des interactions sociales réduites

Enfin, passer freelance implique généralement de renoncer à la vie de bureau, et donc aux interactions quotidiennes avec ses collègues. Mais ce dernier point constitue-t-il véritablement un inconvénient ? Tout dépend du caractère de chacun. D’autant que l’indépendance professionnelle ne signifie pas non plus la fin de tout lien avec d’autres êtres humains. Il reste encore les échanges avec les clients, partenaires, voire confrères et consœurs, sans compter les relations personnelles.Cela suffirait-il à étancher votre soif d’interactions sociales ? Ou avez-vous besoin de vos conversations devant la machine à café tous les matins ? Voilà quelques exemples de questions auxquelles vous devrez répondre si vous songez à vous lancer dans cette aventure.

Nos valeurs
Au sein de l’Observatoire de la Compétence Métier, notre ambition première est de remettre l’humain au centre de l’équilibre des entreprises.

Depuis sa création, l’Observatoire de la Compétence Métier s’est donné pour mission de fédérer et d’informer les professionnels et les particuliers sur la nécessaire préservation et promotion de l’humain ainsi que de la compétence métier en entreprise. Nous sommes en effet convaincus que la compétence métier et l’expertise des femmes et des hommes qui composent l’entreprise se révèlent à long terme un patrimoine inestimable.

Notre ambition, au travers de nos publications, est d’affirmer avec conviction que ces valeurs sont le véritable patrimoine de l’entreprise, la réelle valeur ajoutée et surtout la meilleure protection contre les dérives actuelles que sont la standardisation, la vision court-termiste et le nivellement par le bas des logiques d’entreprise.