Les chiffres de la santé mentale au travail

Devenez, à votre échelle, acteur du changement ?

Vos idées nous intéressent, votre opinion nous importe et votre point de vue est essentiel.

Proposez votre contenu

Les chiffres de la santé mentale au travail

3 février 2022

Souvent reléguée au second plan, la santé mentale des salariés est un indicateur important à prendre en compte au sein d’une entreprise. À plus forte raison dans un contexte de crise sanitaire, qui a totalement bouleversé notre rapport au travail. Après deux ans de pandémie, où en sont les actifs français et comment se sentent-ils dans leur sphère professionnelle ? Dressons le bilan. 

La santé mentale : présentation

La santé mentale est définie par l’OMS comme une composante essentielle de la santé. Il s’agit d’un état de bien-être qui doit permettre à chacun de révéler tout son potentiel et de s’épanouir au quotidien. On comprend donc le rôle majeur qu’elle joue dans le monde professionnel. Intimement liée aux risques psychosociaux, la santé mentale, lorsqu’elle est dégradée, peut entraîner des troubles et des syndromes importants : de la dépression légère au burn-out, menant parfois même, au suicide

La santé mentale des salariés est fragile 

Impossible de nier que la crise sanitaire a eu des répercussions sur la santé mentale des actifs : les chiffres sont parlants. Selon une étude de Malakoff Humanis, les arrêts de travail ont augmenté de 30 % entre janvier et mai 2021. 41 % des salariés jugent que la situation actuelle a eu un impact négatif sur leur santé mentale. 

Comment l’expliquer ? Les raisons sont multiples : les confinements qui se sont enchaînés, le recours au télétravail, les restrictions sanitaires. Autant d’éléments qui ont contribué à l’isolement des salariés (35 %), à la perte de sens au travail ou encore à de la démotivation. La crise a généré plus de stress pour 29 % des salariés. 

Résultat : 1 employé sur 10 juge aujourd’hui sa santé mentale comme mauvaise. 24 % d’entre eux estiment même être à bout de forces et ils sont 30 % à être inquiets pour leur avenir. 56 % des actifs ont un rythme de travail soutenu et 37 % travaillent dans l’urgence. De nouvelles habitudes qui contribuent largement à l’épuisement professionnel. 

Les risques psychosociaux sont bien réels et ils ont été amplifiés par la crise. Pourtant, 43 % des salariés pensent que leur souffrance n’est pas considérée à sa juste valeur dans leur entreprise.